•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Les apprentissages à la suite du confinement de quatre écoles à Bathurst

Le réveil Nouveau-Brunswick, ICI Première.
Audio fil du vendredi 23 mars 2018

Les apprentissages à la suite du confinement de quatre écoles à Bathurst

Les élèves de Bathurst ont pris le code rouge au sérieux, selon un directeur d’école

Parents et élèves devant l'École secondaire Népisiguit
Les élèves ont pu sortir un peu après midi, heure des Maritimes. Certains étaient attendus par leurs parents à l'extérieur.PHOTO : Radio-Canada / François Vigneault
Le réveil Nouveau-Brunswick, ICI Première.
Le réveil / Nouveau-BrunswickPublié le 23 mars 2018

Les élèves et le personnel de l'École secondaire Népisiguit ont bien réagi aux mesures de confinement en vigueur lundi à la suite de menaces circulant sur des médias sociaux, selon le directeur de l'établissement, Stéphane Hachey.

Un code rouge, c'est-à-dire le confinement complet des élèves, a été décrété lundi matin à l'École secondaire Népisiguit (ESN) et à l'École Place-des-jeunes, à Bathurst. Des mesures de confinement moindres ont été décrétées dans deux autres écoles francophones de Bathurst, l'Académie Assomption et la Cité de l'Amitié.

Des élèves de l’ESN avaient présenté à la direction des photographies menaçantes qui circulaient sur les médias sociaux, explique Stéphane Hachey. La direction a rapidement transmis l’information aux services policiers, qui se sont chargés de l’opération de confinement.

« Nous, on suit les directives des policiers à ce moment-là, explique Stéphane Hachey. [...] Il y a un confinement de sécurité pour commencer. C’est là ou on était au début de la matinée. On ne laissait plus personne sortir de l’école ou entrer. Mais du moment qu’on a d’autres informations, on déclenche ce qu’on appelle le code rouge. [...] À ce moment-là, les jeunes doivent, ainsi que le personnel, réagir immédiatement et se mettre à l’abri. »

« Ils l’ont pris au sérieux. Ils ont quand même été mis en confinement comme ça pendant trois heures. Ce n’est pas évident pour eux. [...] Les élèves ont très bien fait ça. Ç’a été exceptionnel de notre côté. On a vu une collaboration à plein régime. »

—  Stéphane Hachey, de l’École secondaire Népisiguit

Des parents ont accouru à l’école, mais cela est déconseillé dans ce genre de situation.

« On s’est aperçu que les parents étaient rendus sur la cour d’école. Dans certaines situations, ç’aurait pu être dangereux pour les parents de s’approcher de l’école comme ils faisaient si jamais il y avait eu une menace à l’intérieur de l’école. Aussi, les services d’urgence ne pouvaient pas accéder aussi facilement à l’école en raison des voitures partout dans la cour », affirme Stéphane Hachey.

Des services d’aide psychologique sont offerts aux élèves et au personnel depuis les événements, et le reste de la semaine s’est bien passée, assure M. Hachey.

Trois personnes ont été arrêtées dans la foulée des événements, mais une seule a été accusée. Jesse Hudon, 18 ans, de Tétagouche-Sud, est accusé d'avoir proféré des menaces et d’avoir présenté de faux renseignements. Les policiers ont saisi des armes à feu lors de perquisitions à l’extérieur de la ville.