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Nouvelles règles sur le homard en Suisse :  Un restaurateur de Genève estomaqué

Le réveil Nouveau-Brunswick, ICI Première.
Audio fil du jeudi 11 janvier 2018

Nouvelles règles sur le homard en Suisse :  Un restaurateur de Genève estomaqué

Nouvelles règles sur le homard en Suisse : un restaurateur de Genève estomaqué

Des homards cuits à la vapeur refroidissent au restaurant Redhook Lobster Pound, à New York.
En Suisse, il sera désormais interdit d'ébouillanter ou de faire cuire le homard à la vapeur comme dans ce restaurant de New York. PHOTO : Reuters / Lucas Jackson
Le réveil Nouveau-Brunswick, ICI Première.
Le réveil / Nouveau-BrunswickPublié le 11 janvier 2018

Un restaurateur suisse se demande comment il apprêtera son homard, mais surtout, comment il l'importera du Canada. De nouvelles règles en Suisse entreront en vigueur en mars pour limiter le traitement cruel de ce crustacé. Il sera impossible de le plonger vivant dans l'eau bouillante. Mais ce qui inquiète les restaurateurs et les exportateurs, c'est l'interdiction de transporter le homard vivant sur la glace.

Arnaud Hyséni est mitigé. Ce restaurateur de l'établissement Entre Homard et Côte, à Genève, est estomaqué des nouvelles règles imposées par son pays.

« Que penser à part en rigoler! Mais il faut aussi du sérieux et trouver des solutions. On est spécialisés en homard. On importe du homard du Canada. C'est très compliqué logistiquement, faire ça. Mais c'est la loi et il va falloir s'y conformer », dit-il.

Il se préoccupe surtout du transport du crustacé. Une bonne partie du homard servi à son restaurant est pêché au large des provinces atlantiques.

« Comment on va transporter le homard? Des avions avec de l'eau salée? Ma crainte, c'est jusqu'où ça va nous emmener. »

— Une citation de  Arnaud Hyséni, restaurateur, Entre Homard et Côte

M. Hyséni est en discussions avec ses fournisseurs canadiens et les autorités sanitaires en Suisse pour déterminer de quelle façon il importera son homard vivant.

Le propriétaire du Moncton Fish Market, Louis Léger, rappelle que chaque nouvelle restriction d'un pays a des conséquences sur le prix du homard.

« Ça va causer des problèmes. On envoie nos produits en Asie et en Europe, le prix du homard aux consommateurs a doublé depuis trois ans. Les gens ne pourront plus l'acheter », souligne M. Léger.

M. Hyséni vend son homard entier à 35 francs suisses (45 $ CA) et croit que ces mesures le forceront à augmenter ses prix. Il craint que les clients soient plus sensibles à la manière dont on tue le crustacé.

« Aujourd'hui, ici en Suisse, les gens sont assez fragiles sur les conditions de mises à mort. La législation est bonne pour protéger les animaux, mais on va essayer d'amortir tout ça pour que ça ne cause pas trop de problèmes du côté travail », espère le restaurateur.

La nouvelle loi suisse interdit d'ébouillanter les homards vivants. Il faudra désormais les assommer ou les électrocuter avant de les faire cuire.