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Vices et vertus des 7 péchés capitaux

Vices et vertus des sept péchés capitaux

  • L’envie : d’Adam et Ève à l’image faussée de la réalité des réseaux sociaux

    L'envie est un sentiment toxique, honteux et malveillant qui, contrairement à d'autres péchés comme la gourmandise, la luxure ou la paresse, ne procure aucune satisfaction. Elle se tapit au creux du ventre de l'envieux et le ronge lentement. Depuis le Moyen Âge, on l'associe à la couleur jaune, la couleur de la bile qu'elle sécrète. Toutefois, pour certains scientifiques, l'envie serait une composante fondamentale de notre ADN. Selon Charles Darwin, elle jouerait même un rôle prédominant dans la survie, la procréation et l'évolution de l'espèce humaine.
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  • L'avarice : de L’avare, de Molière, au mouvement Occupy Wall Street

    L'avarice est sans doute le plus détestable des sept péchés capitaux, et rares sont ceux qui se portent à sa défense. Si les Harpagon, Scrooge, Picsou et Séraphin constituent de fascinants personnages de romans, de pièces de théâtre ou de films, dans le quotidien, les avaricieux polluent souvent l'existence de leur entourage. L'avare crée aussi son propre malheur, parce que son amour obsessionnel de l'argent finit par le priver de toutes autres formes de jouissance.
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  • La colère : d’Achille aux revendications des gilets jaunes

    Elle peut être blanche ou noire, saine, gratuite ou divine. Elle gronde, menace, éclate, consume. Les anciens la surnommaient la courte folie. On la confond parfois avec le caprice ou l'irascibilité. Comme le mal de vivre, la colère ne prévient pas; elle arrive. Si le philosophe Sénèque la plaçait au sommet de tous les vices, saint Thomas d'Aquin était, lui, plus clément. Il croyait qu'une colère est naturelle et légitime lorsqu'elle réunit trois conditions : un objet juste, une intention droite et une réaction mesurée. La colère peut être un extraordinaire moteur de création; elle est aussi la mère des grands bouleversements sociaux. Tantôt elle soulage, tantôt elle fait trembler, et c'est parce qu'elle perturbe l'ordre établi que les Pères de l'Église la craignaient tant.
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  • La gourmandise : de la gloutonnerie de Rabelais aux dépendances du monde moderne

    La gourmandise demeure le moins grave et le plus mignon des sept péchés capitaux. Si elle s'est attiré les foudres de l'Église catholique, c'est assurément parce que la gourmandise touche aux sens, au charnel et au voluptueux, et qu'elle plonge ainsi les puritains dans un désarroi total. Si, de prime abord, le gourmand semble un pécheur sympathique et bon vivant, il devient rapidement détestable lorsqu'il bascule dans la gloutonnerie, ou, pire encore, lorsqu'il tente d'accaparer la part de l'autre. Des goinfreries d'Obélix au raffiné festin de Babette, la gourmandise se conjugue à l'infini, et l'on entretient tous avec elle un rapport plus ou moins ambigu. Certains y succombent la mort dans l'âme, tandis que d'autres la revendiquent de manière ostentatoire avec allégresse.
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  • L'orgueil : de la figure d’Icare à la chirurgie plastique

    L'orgueil a toujours été considéré comme le péché maître, celui duquel découlent tous les autres. Dans la religion catholique et musulmane, il désigne un péché capital, celui qui donne le sentiment d'être plus important et plus méritant que les autres, ce qui se traduit par un mépris pour les autres. À l'inverse, l'orgueil peut également être perçu par d'autres référentiels culturels ou civilisationnels comme une vertu ou un idéal.
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