Kim Jong-un et Donald Trump se serrent la main, à Singapour, le 12 juin 2018.
AFP/Evan Vucci
De jeunes hommes perchés sur un parapet regardent la mer et le mur qui les séparent des États-Unis.
Radio-Canada/Frédéric Lacelle
Un enfant portant des colliers traditionnels tient des drapeaux éthiopiens et érythréens à Addis Abeba, en Éthiopie, le 15 juillet 2018.Un enfant portant des colliers traditionnels tient des drapeaux éthiopiens et érythréens à Addis Abeba, en Éthiopie, le 15 juillet 2018.
AP/Mulugeta Ayene
Des Brésiliens célèbrent la victoire de Jair Bolsonaro, à Rio de Janeiro, le 28 octobre 2018.
AFP/Mauro Pimentel
Un manifestant portant un masque du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lève ses mains ensanglantées lors d'une veillée aux chandelles pour Jamal Khashoggi devant le consulat saoudien à Istanbul, le 25 octobre 2018.
AP/Lefteris Pitaraki

2018

dans le monde

Année mouvementée aux États-Unis

Donald Trump devant un drapeau des États-Unis, lors d'une conférence à la Maison-Blanche, le 23 octobre 2018.
Reuters/Leah Millis

Donald Trump a fait couler beaucoup d’encre, par ses gazouillis incendiaires, ses remarques imprévisibles et ses diatribes enflammées. Les polémiques ont été légion, notamment sur la séparation des familles immigrantes, sur le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem ou sur les paiements de l’avocat du président à l’actrice de films pornographiques Stormy Daniels.

Rex Tillerson salue les employés du département d'État en levant la main avant de partir, le 22 mars 2018.
Getty Images/Alex Wong

Plusieurs de ses collaborateurs, dont le secrétaire d’État Rex Tillerson, l’ambassadrice à l’ONU Nikki Haley et le procureur général Jeff Sessions, ont démissionné ou ont été limogés par M. Trump.

Michael Cohen, l'ancien avocat du président Donald Trump, sort du tribunal fédéral à New York, le 21 août 2018.
Getty Images/Drew Angerer

L’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016 s’est rapprochée du président avec la condamnation de deux de ses proches : son ancien avocat personnel, Michael Cohen, et son ex-directeur de campagne, Paul Manafort.

Christine Blasey Ford se prépare à témoigner devant le Comité judiciaire du Sénat, au Capitole, le 27 septembre 2018.
Getty Images/Win McNamee

À l’automne, la nomination à la Cour suprême de Brett Kavanaugh, le candidat choisi par M. Trump, a donné lieu à un bras de fer politique lorsqu’une professeure d’université, Christine Blasey Ford, a accusé le magistrat de l’avoir agressée sexuellement dans les années 80. Mme Blasey Ford a livré un témoignage poignant devant le comité sénatorial chargé d’entériner la nomination.

Des femmes participent à un sit-in dans le bureau de la sénatrice Susan Collins, à Portland, dans le Maine, le 28 septembre 2018, pour l'exhorter à voter contre la confirmation de Brett Kavanaugh. Elles tiennent une affiche sur laquelle est écrit : «Pas de Kavanaugh».
Getty Images/Sarah Rice

M. Kavanaugh, qui a également témoigné, a nié l’allégation ainsi que celles de deux autres femmes qui l’accusent d’inconduite sexuelle à leur égard. La nomination du magistrat a par la suite été confirmée par les sénateurs.

Des partisans de la candidate démocrate au Congrès Alexandria Ocasio-Cortez célèbrent sa victoire aux élections de mi-mandat, à New York, le 6 novembre 2018.
Reuters/Andrew Kelly

Lors des élections de mi-mandat très attendues, le 6 novembre, les démocrates ont remporté la majorité à la Chambre des représentants. Même si quelques candidats vedettes démocrates ont mordu la poussière, la vague bleue a permis l’arrivée d’un nombre record de femmes au Congrès.

Pour leur part, les républicains conservent le Sénat et y renforcent leur majorité.

L’Afrique du Sud dans la tourmente

Jacob Zuma annonce sa démission à Pretoria, en Afrique du Sud, le 14 février 2018.
Reuters/Siphiwe Sibeko

Après neuf ans au pouvoir, Jacob Zuma a cédé aux pressions de son parti, le Congrès national africain (ANC), et annoncé sa démission de son poste de président le 14 février, un an avant la fin de son mandat.

Jacob Zuma comparaît devant la Haute Cour de Pietermaritzburg le 27 juillet 2018.
AFP/Getty Images/Phill Magakoe

L’ex-président est empêtré dans plusieurs scandales de corruption. Il est notamment accusé d'avoir accepté des pots-de-vin de la société française d'armement et d'électronique Thales.

Jacob Zuma a également été reconnu coupable d'avoir utilisé 30 millions de dollars de fonds publics pour rénover sa résidence privée, une somme qu’il a ensuite été contraint de rembourser.

Cyril Ramaphosa prononce un discours lors d'une conférence sur l'investissement le 26 octobre 2018 à Johannesburg.
AFP/Getty Images/Pigiste

C’est Cyril Ramaphosa, également issu de l'ANC, qui l’a remplacé. Sa tâche n’est pas facile, alors que le pays est dans une situation économique très difficile. Le nouveau président, qui a promis d’éradiquer la corruption et de relancer l’économie, veut s’attaquer au chômage des jeunes, qui frôle 50 %, et ramener la confiance des investisseurs.

Des travailleurs syndiqués sud-africains participent à une manifestation nationale contre l'imposition par le gouvernement d'un salaire minimum qu'ils estiment trop bas à la ville du Cap, le 25 avril 2018.
Reuters/Sumaya Hisham

Mais il peine à respecter ses engagements, alors que les élections législatives de 2019 approchent à grands pas.

Un barrage asseché dans une ferme à Piketberg, au nord du Cap, le 7 mars 2018.
AFP/Getty Images/Wikus de Wet

L’Afrique du Sud a également fait les manchettes au début de l’année lorsque la ville du Cap s’est retrouvée à sec, après des mois sans précipitations, et l’eau a dû y être rationnée de façon draconienne.

Ingérence russe dans les affaires internationales

Trois militaires revêtus de tenues de décontamination s'affairent sur un site dans le quartier commerçant de Maltings, à Salisbury, en Angleterre, le 25 avril 2018, près du banc où Sergueï Skripal et sa fille ont été retrouvés.
Getty Images/Matt Cardy

En mars, un ex-agent double russe, Sergueï Skripal, et sa fille Youlia sont hospitalisés aux soins intensifs à Salisbury, au Royaume-Uni, après avoir été retrouvés inconscients sur un banc de parc. Londres soutient qu’ils ont été empoisonnés à l'aide de l’agent neurotoxique Novichok par deux suspects russes liés aux services secrets.

Des employés du consulat des États-Unis à Saint-Petersbourg descendent le drapeau américain de la façade de la bâtisse le 31 mars 2018.
Reuters/Anton Vaganov

Le gouvernement britannique accuse la Russie de tentative de meurtre et met en place des sanctions économiques et diplomatiques, incluant l’expulsion de dizaines de diplomates. Les États-Unis, l’Union européenne, le Canada et l’Australie emboîtent le pas au Royaume-Uni.

Les Russes, qui nient toute implication dans cette affaire, ripostent en expulsant des diplomates occidentaux.

Des manifestants rasemblés devant la Maison-Blanche, le 8 novembre 2018, demandent au gouvernement américain de protéger l'enquête du procureur spécial Robert Mueller. Ils tiennent des lettres illuminées sur lesquelles est écrit : « Save Mueller » (Protégez Mueller).
Reuters/Jonathan Ernst

En décembre, une jeune Russe accusée d'avoir tenté d’infiltrer la National Rifle Association (NRA) pour le compte de Moscou, a plaidé coupable à un chef d’inculpation pour complot. Maria Boutina est la première Russe condamnée pour avoir essayé d’influencer la politique américaine lors de l’élection de 2016. Détenue préventivement depuis juillet, elle a accepté de coopérer avec les autorités fédérales.

Le scandale Cambridge Analytica

Un ordinateur portable affichant le logo de Facebook est posé à côté d'un panneau de Cambridge Analytica indiquant l'entrée des bureaux de l'entreprise à Londres, le 21 mars 2018.
AFP/Getty Images/Daniel Leal-Olivas

Toujours en lien avec les tentatives d'ingérence, plusieurs médias ont révélé en mars que les données personnelles d'au moins 50 millions d’utilisateurs de Facebook avaient été manipulées par la firme Cambridge Analytica pour essayer d’influencer la campagne électorale américaine de 2016.

Christopher Wylie s'adresse aux médias dans les bureaux d'un avocat à Londres, le 26 mars 2018.
Associated Press/Alastair Grant

C’est le Canadien Christopher Wylie qui a lancé l’alerte en racontant avoir contribué à l’élaboration de l’algorithme avec des chercheurs de l’Université de Cambridge. Ils se sont servis d'un test de personnalité sur Facebook auquel ont participé 270 000 utilisateurs pour accéder à leurs informations personnelles, ainsi qu'à celles de leurs amis.

On a su par la suite que 87 millions de personnes étaient touchées. Certaines d'entre elles ont été ciblées avec des publicités politiques personnalisées.

Mark Zuckerberg se prépare à témoigner devant le Comité de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants, au Capitole, à Washington, le 11 avril 2018.
Getty Images/Chip Somodevilla

À la suite de ces révélations, le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a dû comparaître devant le Congrès américain pour s’expliquer. Il a présenté ses excuses et promis de mieux protéger les données de ses 2 milliards d’utilisateurs. Facebook a notamment mis en place une série de mesures pour restreindre les données personnelles auxquelles peuvent accéder les développeurs d'applications tierces.

En décembre, le procureur de la capitale fédérale a lancé une poursuite contre Facebook concernant la gestion des données personnelles dans cette affaire.

Fin de l’ère Castro à Cuba

Miguel Díaz-Canel à La Havane, le 21 avril 2018.
Getty Images/Ernesto Mastrascusa

Pour la première fois en près de 60 ans, Cuba n’est plus dirigée par un Castro. Le 19 avril, Raul Castro a cédé la présidence du pays à Miguel Diaz-Canel, élu par les députés pour un mandat de cinq ans.

Une Cubaine prépare une caldoza, un plat typique cubain, dans une rue de La Havane, le 28 septembre 2018.
AFP/Getty Images/Yamil Lage

C’est une date historique pour les Cubains, dont une grande partie n’a jamais connu d’autres dirigeants que les frères Castro, au pouvoir depuis 1959.

Raul Castro lève le bras du nouveau président élu, Miguel Diaz-Canel, à l'Assemblée nationale, le 19 avril 2018.
AFP/Getty Images/Adalberto Roque/Pool

En 2008, le leader historique Fidel Castro, malade et affaibli, avait laissé la place à son frère Raul. Âgé de 86 ans, celui-ci a maintenant décidé de passer le flambeau à son dauphin. Il conservera quand même les rênes du pouvoir, avec d’autres vétérans de la révolution, au moins jusqu’en 2021.

Des gens marchent à côté d'une bâtisse avec une affiche « À vendre », dans la vieille Havane, le 6 novembre 2018.
AFP/Getty Images/Yamil Lage

L’ouverture économique amorcée au cours des dernières années se poursuit. Un projet de réforme de la constitution, qui fait l’objet de consultations auprès de la population, reconnaît ainsi le rôle du marché ainsi que la propriété privée et la possibilité des investissements étrangers.

Des touristes descendent d'un autocar nolisé devant un bateau de croisière à La Havane, le 10 août 2018.
AFP/Getty Images/Yamil Lage

Le rapprochement avec les États-Unis amorcé par Barack Obama a été mis en veilleuse avec l’élection de Donald Trump, hostile à tout assouplissement envers La Havane. Les mystérieuses attaques acoustiques dont se sont plaints des diplomates américains et canadiens n’ont rien fait pour diminuer les tensions. Les touristes, cependant, continuent d’affluer sur l’île communiste.

Le régime reprend le contrôle en Syrie

Un drapeau syrien flotte devant des bâtisses en ruine à un point de contrôle militaire dans le secteur d'al-Khalidiya, dans la partie de Homs contrôlée par le gouvernement syrien, le 18 septembre 2018.
Reuters/Marko Djurica

Grâce à l'aide militaire de la Russie, qui s’est impliquée dans le conflit aux côtés des forces de Bachar Al-Assad depuis 2015, le régime est parvenu à reprendre le contrôle de la majeure partie du territoire syrien.

Des femmes et des enfants syriens déplacés sont assis devant leur tente dans le camp de Kafr Dariyan, à proximité de la frontière avec la Turquie, le 26 octobre 2018.
AFP/Getty Images/Omar Haj Kadour

Après la chute de l’enclave rebelle de la Ghouta orientale et d’Afrin, ce printemps, les rebelles se sont retranchés dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest du pays. Environ 2,3 millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés, y ont trouvé refuge.

Une rue détruite de Douma, en banlieue de Damas, le 16 avril 2018.
AFP/Getty Images/Louai Beshara

Les forces russes et syriennes ont poursuivi les bombardements aveugles sur les villes, détruisant des infrastructures civiles, telles que des hôpitaux, et faisant des milliers de victimes. Cette année, au moins 1 million de personnes ont été déplacées, s’ajoutant aux 10 millions de déplacés internes et de réfugiés des sept dernières années.

Le destroyer lance-missiles USS Laboon tire un missile Tomahawk d'attaque terrestre le 14 avril 2018.
Reuters/Marine américaine/Kallysta Castillo

En avril, une semaine après une attaque chimique présumée dans la ville de Douma, dans la Ghouta orientale, les Occidentaux ont lancé des frappes contre l’arsenal chimique du régime, provoquant une nouvelle montée de tensions avec Moscou.

La décision du président Trump de retirer les troupes américaines de Syrie, annoncée en décembre, a pris plusieurs alliés par surprise, alors que les initiatives diplomatiques pour mettre un terme au conflit en sont toujours au point mort.

La crise se poursuit au Venezuela

Des gens font la file pour effectuer un retrait d'un guichet automatique devant une succursale du Banco Mercantil, à Caracas, le 17 août 2018.
Reuters/Marco Bello

La situation est également difficile au Venezuela, où les conditions de vie se sont encore détériorées au cours de l’année. Les pénuries de médicaments et de nourriture se sont amplifiées, la criminalité a augmenté et l’inflation devrait atteindre plus de 1 000 000 % d’ici la fin de l’année.

Des migrants vénézuéliens marchent le long de la route qui va de Cucuta à Pamplona, dans le nord-est de la Colombie, à proximité de la frontière du Venezuela, le 15 septembre 2018.
AFP/Getty Images/Schneyder Mendoza

L’exode s’est amplifié cette année, des dizaines de milliers de Vénézuéliens appauvris fuyant le pays quotidiennement. Plus de deux millions de personnes ont trouvé refuge dans les États voisins, qui peinent à trouver une réponse coordonnée à cette crise humanitaire.

Nicolas Maduro et sa femme Cilia Flores arrivent au Congrès pour la cérémonie d'investiture le 24 mai 2018, à Caracas.
AFP/Getty Images/Federico Parra

C’est dans ce contexte d’appauvrissement généralisé que le président, Nicolas Maduro, a été réélu le 20 mai lors d’un scrutin anticipé, boycotté par les principaux partis d’opposition.

Une opposante au président Maduro tient des chaînes dans ses mains. Elle participait à une manifestation le 11 août 2018, à Caracas, en appui au député d'opposition Juan Requesens, qui a été accusé d'avoir été en contact avec un ancien militaire soupçonné d'avoir participé à l'attaque présumée contre le président.
AFP/Getty Images/Federico Parra

La répression des dissidents s’est intensifiée après une présumée tentative d’assassinat contre M. Maduro en août. Le président, qui a accusé des groupes d'extrême droite liés à la Colombie et aux États-Unis d’être derrière cette attaque, a fait procéder à l’arrestation d’au moins cinq personnes, dont un député d’opposition.

Rapprochement historique avec la Corée du Nord

Kim Jong-un serre la main à Donald Trump après avoir pris part à une cérémonie de signature à la fin de leur sommet, à l'hôtel Capella sur l'île de Sentosa, à Singapour, le 12 juin 2018.
AFP/Getty Images/Anthony Wallace

2018 marquera un tournant dans les relations entre la Corée du Nord et l’Occident : pour la première fois, le président des États-Unis a rencontré le leader nord-coréen, paria de la communauté internationale.

Donald Trump et Kim Jong-un sont assis face à face entourés de leurs délégation lors du sommet entre les États-Unis et la Corée du Nord à l'hôtel Capella, à l'île Sentosa, à Singapour,  le 12 juin 2018.
AFP/Getty Images/Saul Loeb

À Singapour, le 12 juin, Kim Jong-un s’est engagé à agir pour la dénucléarisation tandis que Donald Trump lui a donné des garanties de sécurité et a annoncé la fin des exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud. C’est tout un changement de ton par rapport au début de l'année, lorsque les menaces et les insultes pleuvaient de part et d’autre.

Des membres des équipes nord-coréenne et sud-coréenne posent après avoir participé à une performance de taekwondo conjointe à Séoul, le 12 février 2018, en marge des Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang.
AFP/Getty Images/Woohae Choo

Le dégel a commencé avec les Jeux olympiques d’hiver, qui se sont tenus en février à Pyeongchang, en Corée du Sud. Les athlètes des deux Corées ont défilé sous un seul drapeau et joué dans une équipe unifiée au hockey féminin. Les joueuses de taekwondo ont présenté une performance conjointe en marge des Jeux.

Kim Jong-un et Moon Jae-in regardent une prestation gymnastique et artistique dans un stade de Pyongyang en Corée du Nord, le 19 septembre 2018.
Getty Images/Presse de Pyeongyang

Puis, le rapprochement entre les deux Corées a pris la forme d’un sommet historique en avril à Panmunjom, dans la zone démilitarisée. Kim Jong-un et et son homologue de la Corée du Sud, Moon Jae-in, se sont engagés à oeuvrer pour « la paix, la prospérité et l'unification de la péninsule coréenne ».

Depuis, les leaders coréens se sont rencontrés à deux autres occasions.

Le centre de tests de la Corée du Nord a été complètement démantelé selon cette photo non datée fournie par l'agence centrale de nouvelles de la Corée du Nord (AKCN)
KCNA/via Reuters

Mais sur la question cruciale de la dénucléarisation, les négociations piétinent. Depuis le sommet de Singapour, la Corée du Nord n'a plus mené d'essais balistiques et nucléaires et a démantelé un site de tests de missiles. Cependant, selon plusieurs experts, elle n’en a pas pour autant cessé ses programmes.

Sauvetage miraculeux en Thaïlande

Thanaporn Promthep, la mère d'un des garçons emprisonnés dans la grotte, montre une photo de son fils, Duangpetch Promthep, et de son entraîneur de soccer, Ekkapol Chantawong, après avoir appris qu'on les avait retrouvés, près de la grotte de Tham Luang, dans le parc de Khun Nam Nang Non, dans le district de Mae Sai, le 2 juillet 2018.
AFP/Getty Images/Lillian Suwanrumpha

Toujours en Asie, le sort de 12 jeunes joueurs de soccer et leur entraîneur, emprisonnés dans une grotte inondée par la montée des eaux due aux pluies de la mousson, dans le nord du pays, a tenu la planète en émoi.

Des soldats thaïlandais installent des fils électriques dans la grotte de Tham Luang, dans le parc de Khun Nam Nang Non, à Chiang Rai, le 26 juin 2018.
AFP/Getty Images/Lillian Suwanrumpha

Les adolescents, qui s’étaient réfugiés dans une caverne, ont été retrouvés par une équipe de secouristes après neuf jours passés sous terre. Une course contre la montre a alors commencé pour essayer d’évacuer les jeunes, déjà très affaiblis, avant que l’oxygène ne manque et que l’endroit où ils avaient trouvé refuge ne soit inondé.

Des plongeurs thaïlandais transportent des fournitures tandis que les opérations de secours de poursuivent dans la grotte de Tham Luang, dans le parc de Khun Nam Nang Non, dans le district de Mae Sai, à Chiang Rai, le 5 juillet 2018.
Reuters/Tyrone Siu

Les garçons, qui ne savaient pas nager, ont dû apprendre les rudiments de la plongée avant d’être attachés à des plongeurs expérimentés qui les ont ramenés vers la sortie, un parcours de 3 km dans des tunnels sombres pleins d’eau boueuse.

Des étudiants de l'école Prasitsart, de Mae Sai, où étudient certains des garçons emprisonnés, fêtent le sauvetage des garçons, dans la province de Chiang Rai, en Thaïlande, le 11 juillet 2018.
Reuters/Tyrone Siu

Ce n’est qu’au bout de 17 jours que tous les jeunes ont été évacués, ce qui a donné lieu à des manifestations de joie à travers toute la Thaïlande.

La gauche au pouvoir au Mexique

Andres Manuel Lopez Obrador salue ses partisans au square du Zocalo, à Mexico, après avoir remporté les élections, le 1er juillet 2018.
AFP/Getty Images/Pedro Pardo

L’ancien maire de Mexico, Andrés Manuel Lopez Obrador, a remporté la victoire à l’élection présidentielle de juillet, un premier succès historique pour la gauche dans ce pays.

Andres Manuel Lopez Obrador salue la foule à son arrivée au palais du gouvernement de Jalisco, à Guadalajara, en vue d'une rencontre avec le gouverneur de l'État, Aristoteles Sandoval, le 18 septembre 2018.
AFP/Getty Images/Ulises Ruiz

M. Lopez Obrador, surnommé AMLO, a remplacé le 1er décembre Enrique Pena Nieto, extrêmement impopulaire après un mandat marqué par la corruption et les violations des droits de la personne.

Les proches endeuillés du journaliste assassiné Juan Carlos Huerta se penchent sur son cercueil durant ses funérailles au cimetière de Villahermosa, dans l'État deTabasco le 16 mai 2018.
AFP/Getty Images/Carlos Perez

Le Mexique semble se diriger vers un nouveau record de violence : 18 835 personnes ont été assassinées pendant les huit premiers mois de 2018, soit 77 par jour, ce qui correspond à une augmentation de 15 % par rapport à l'année 2017, qui était déjà la plus meurtrière que le pays ait jamais connue.

Des membres du Mouvement de régénération nationale (MORENA) tiennent une veillée aux chandelles face à l'hôtel de ville de Guanajato, le 11 mai 2018, après l'assassinat du candidat de leur parti à la mairie de Apaseo El Alto, José Remedios Aguirre.
AFP/Getty Images/Gustavo Becerra

La campagne électorale a d’ailleurs été particulièrement sanglante, avec le meurtre d'au moins 145 politiciens.

Des migrants d'Amérique centrale qui se dirigent vers les États-Unis attendent des autobus à la station phytosanitaire de La Concha, dans l'État du Sinaloa, au Mexique, le 13 novembre 2018.
AFP/Getty Images/Alfredo Estrella

Le défi est grand pour AMLO qui, en plus de la corruption et de la lutte contre les cartels de la drogue, hérite d’une économie au ralenti et de relations tendues avec le président des États-Unis, Donald Trump, qui veut toujours construire un mur le long de la frontière entre les deux pays et en faire payer les coûts au Mexique.

Justin Trudeau et Enrique Pena Nieto se serrent la main tandis que Donald Trump les regarde, lors de la cérémonie de signature de l'AUEMC, avant la rencontre des leaders du G20 à Buenos Aires, en Argentine, le 30 novembre 2018.
Reuters/Kevin Lamarque

Du moins commencera-t-il sur une bonne lancée : les deux États ont signé en août, après des mois d’âpres négociations, un nouvel accord bilatéral pour remplacer le traité de libre-échange nord-américain (ALENA), auquel s'est joint le Canada en octobre.

Accord de paix historique dans la Corne de l’Afrique

Le premier ministre de l'Éthiopie, Abiy Ahmed, et le président de l'Érythrée, Isaias Afwerki, tiennent les clés de l'ambassade de l'Érythrée à Addis Abeba, en Éthiopie, pour fêter sa réouverture, le 16 juillet 2018.
AFP/Getty Images/Michael Tewelde

L'Éthiopie et l'Érythrée ont mis fin officiellement cet été à un conflit vieux de 20 ans.

Des soldats érythréens attendent en ligne pour traverser la frontière vers l'Éthiopie, le 11 septembre 2018; deux points de passage terrestres viennent d'être réouverts pour la première fois en 20 ans à Serha, en Érythrée.
AFP/Getty Images/Pigiste

De 1998 à 2000, la guerre entre les deux pays, causée par des mésententes sur le tracé de la frontière, a fait 80 000 morts. Depuis, l’Éthiopie et l’Érythrée n'avaient pas renoué de relations diplomatiques.

Des danceurs traditionnels éthiopiens ont donné un spectacle pour accueillir le président de l'Érythrée, Isaias Afwerki, à l'aéroport international Bole, à Addis Abeba, en Éthiopie, le 14 juillet 2018.
Reuters/Tiksa Negeri

Le rapprochement s’est effectué sous l’impulsion du nouveau premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, nommé en avril. Il y a eu d’abord la réouverture des ambassades à Asmara et Addis Abeba, puis le rétablissement des liaisons aériennes, des relations commerciales et des lignes téléphoniques.

Le prince héritier d'Abou Dhabi, Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, reçoit le premier ministre d'Éthiopie, Abiy Ahmed, et le président de l'Érythrée, Isaias Afwerki, au palais présidentiel dans la capitale des Émirats, Abu Dhabi, le 24 juillet 2018.
AFP/Getty Images/Karim Sahib

L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont contribué à la réconciliation historique entre les deux anciens ennemis. Les deux pays du Golfe veulent pacifier la région, signe de l'importance croissante qu’ils prêtent à l'Afrique orientale, située à quelques encablures de la péninsule arabique.

Meurtre de Jamal Khashoggi : l’Arabie saoudite sur la sellette

Un drapeau de l'Arabie saoudite flotte derrière des barbelés dans la cour du consulat saoudien à Istanbul, le 11 octobre 2018.
AFP/Getty Images/Ozan Kose

Le royaume a d'ailleurs fait les gros titres à la suite de la disparition du journaliste Jamal Khashoogi après une visite au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie.

Un manifestant portant un masque du prince héritier saoudien soulève ses mains ensanglantées devant l'ambassade saoudienne à Washington, le 8 octobre 2018.
AFP/Getty Images/Jim Watson

Les enquêteurs turcs croient que Jamal Khashoggi, un collaborateur du Washington Post qui écrivait régulièrement des articles très critiques du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, a été assassiné par des agents saoudiens.

Un homme allume une chandelle devant des affiches de Jamal Khashoggi pendant une vigile en souvenir du journaliste devant le consulat de l'Arabie saoudite à Istanbul, le 25 octobre 2018.
Getty Images/Chris McGrath

Les autorités saoudiennes ont d’abord nié toute implication, puis ont fini par admettre que Jamal Khashoggi avait été tué dans une opération non approuvée. Une vingtaine de responsables saoudiens ont depuis été arrêtés.

Le président français, Emmanuel Macron, serre la main au prince héritier de l'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, lors d'une conférence de presse au palais de l'Élysée, à Paris, le 10 avril 2018.
Reuters/Yoan Valat/Archives

Les gouvernants occidentaux ont réclamé des « éclaircissements » de la part de l’Arabie saoudite, tout en précisant que cette affaire ne remettait nullement en question le commerce avec le royaume, notamment les ventes d’armes.

Mohammed ben Salmane participe à une conférence sur les investissements à Riyadh, en Arabie saoudite, le 23 octobre 2018.
Reuters/Cour royale saoudienne/Bandar Algaloud

Depuis son arrivée au pouvoir en 2017, le prince héritier s’est présenté comme un réformateur, en particulier en levant l’interdiction pour les femmes de conduire un véhicule. Mais derrière cette image de progressiste, il dirige son pays d’une main de fer, ne tolérant aucune dissidence.

Des enfants yéménites dont la famille a été déplacée ont trouvé refuge dans une maison endommagée par les combats dans la ville de Taez. Photo prise le 30 septembre 2018.
Getty Images/Ahmad Al-Basha

La guerre au Yémen, initiée il y a trois ans sous son commandement, a plongé ce pays dans une crise humanitaire, en plus de causer la famine, une épidémie de choléra et la mort de près de 10 000 personnes.

Jair Bolsonaro élu président au Brésil

Jair Bolsonaro salue la foule lors d'un rassemblement de campagne à Brasilia, le 5 septembre 2018.
AFP/Getty Images/Evaristo Sa

Le 28 octobre, le politicien d’extrême droite a remporté la victoire au deuxième tour de l’élection présidentielle avec 55 % des voix.

Des partisans de Jair Bolsonaro fêtent la victoire de leur candidat en agitant des drapeaux du Brésil, à Brasilia, le 28 octobre 2018.
AFP/Getty Images/Sergio Lima

Exaspérés par la pauvreté, la violence et la corruption, les Brésiliens ont choisi d’appuyer cet ancien capitaine de l’armée, défenseur de la dictature et de la torture, qui a réussi à s'imposer comme l'homme fort dont le pays aurait besoin.

Jair Bolsonaro a promis de libéraliser le port d’armes et d’appliquer la ligne dure pour lutter contre la criminalité.

Un couple de partisans du candidat du Parti des travailleurs, Fernando Haddad, s'enlacent après l'annonce de la victoire de M. Bolsonaro, à Rio de Janeiro, le 28 octobre 2018.
AFP/Getty Images/Daniel Ramalho

Ses opposants, qui le qualifient de fasciste, s’inquiètent pour l’avenir de la démocratie et des droits de la personne au pays.

Des sympathisants de Lula Da Silva participent à une veillée aux chandelles devant le bureau de la police fédérale à Curitiba, au Brésil, le 31 août 2018.
AFP/Getty Images/Heuler Andrey

Certains d’entre eux misaient plutôt sur le Parti des travailleurs, de l’ancien président Lula da Silva, qui souhaitait se présenter de nouveau, même s’il est en prison depuis avril, après avoir été condamné à une peine de 12 ans pour corruption et blanchiment d’argent.

Lula da Silva est soulevé par des syndiqués lors d'une visite au quartier général du syndicat des métallurgistes à Sao Bernardo do Campo, au Brésil, le 7 avril 2018.
Getty Images/Victor Moriyama

Lula, qui rejette toute culpabilité, était en tête des intentions de vote jusqu’à ce que la justice invalide sa candidature, en septembre. Son remplaçant n’a pas suscité grand enthousiasme.

Deux jeunes admiratrices de Jair Bolsonaro célèbrent la victoire de leur candidat, le 28 octobre 2018 à Rio de Janeiro, en soulevant leur poing dans les airs au milieu de la foule.
Getty Images/Buda Mendes

Mais pour les partisans du président Bolsonaro, tous les espoirs sont désormais permis. « Le mythe est arrivé, le Brésil s’est réveillé », chantaient des dizaines de milliers de personnes descendues dans les rues pour célébrer la victoire de leur candidat.

La révolte des gilets jaunes

Les gilets jaunes ont bloqué la route entre Paris et Bruxelles à Haulchin, en France, le 17 novembre 2018.
Reuters/Pascal Rossignol

Le mouvement des gilets jaunes a pris de court le gouvernement français à la mi-novembre lorsque des milliers de manifestants vêtus de vestes réfléchissantes ont commencé à bloquer les routes et ralentir la circulation.

Des gilets jaunes occupent un rond-point à Cissac-Medoc, en France, le 5 décembre 2018. Sur un drap est écrit : «Pouvoir d'achat» et sur une roulotte «Macron, notre ambition, c'est ta démission».
Reuters/Regis Duvignau

La mobilisation, qui était d’abord un mouvement spontané pour réclamer l’annulation d'une récente hausse des taxes sur le carburant, s’est ensuite étendue pour dénoncer la détérioration du pouvoir d’achat de la classe moyenne.

Les manifestants ont brûlé des voitures et cassé des vitrines en plein coeur de Paris, causant des dommages évalués à plus de 4,5 millions de dollars.
Radio-Canada/Yanik Dumont Baron

Les manifestations ont mené à des débordements, notamment à Paris. Des centaines de personnes ont été arrêtées.

Des gilets jaunes regardent le discours du président Emmanuel Macron, à Gaillon, en France, le 10 décembre 2018.
Reuters/Philippe Wojazer

En décembre, le président Emmanuel Macron a déclaré un « état d'urgence social et économique » et annoncé l'abandon de la hausse de la taxe sur l’essence et une augmentation du salaire minimum. Ces mesures semblent avoir momentanément apaisé la colère sociale, même si le gouvernement demeure très impopulaire.

Ximena Sampson, journaliste
Éric Larouche, chef de pupitre
André Guimaraes, développeur
Santiago Salcido, designer

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