Brent Tyler
« Je ne suis pas un radical »


JOURNALISTE
Florence Meney

 

 

 

 

 

Le membership en chute libre

Après avoir eu 5500 membres à l'époque de William Johnson, Alliance Québec ne comptait plus que 2400 membres à l'été 2001.

Alliance Québec s'effrite (6 mai 1999)


Bref portrait d'Alliance Québec

Alliance Québec est un organisme dont la vocation est la défense des droits de la minorité anglophone du Québec. Le mouvement est né aux lendemains du référendum sur la souveraineté de 1980. Il incarnait l'inquiétude d'au moins une partie de la population d'expression anglaise pour son avenir au Québec.

La raison d'être d'Alliance Québec

Alliance Québec est une organisation communautaire qui vise à assurer l'avenir et la vitalité des communautés de langue anglaise au Québec.

Ses principes

Nous croyons en un Québec stable et fort à l'intérieur du Canada.

Nous croyons que les communautés d'expression anglaise sont des partenaires à part entière dans une société québécoise en pleine évolution.

Nous croyons que les communautés d'expression anglaise et celles de langue française peuvent travailler de concert dans un Canada fort.

Source : site Internet d'Alliance Québec

 

Alliance Québec a vu bien des dirigeants se succéder à sa tête. Le plus controversé est sans doute William Johnson. En mai 1998, il est élu de justesse. Il l'emporte par huit voix (134 contre 126) sur Constance Middleton-Hope, présidente sortante du lobby anglophone. Surnommé Pit-Bill, Johnson entend alors radicaliser Alliance Québec et se lancer dans une campagne de contestation juridique de la loi 101.

Si beaucoup d'anglophones peuvent s'identifier aux idées de Bill Johnson et de l'aile radicale d'Alliance Québec, de nombreux autres ne sont pas d'accord sur le ton employé ni la méthode. Au sein même du groupe, des dissensions se développent. Certains partent. Plusieurs chapitres dissidents se forment.

En mai 1999, 18 des 40 membres de la direction d'Alliance Québec démissionnent, ce qui porte à 22 le nombre d'abandons. Ils expliquent leur décision, entre autres, par l'« attitude de confrontation » du président William Johnson et l'« impossibilité de travailler en équipe ». Quelques semaines plus tard, Johnson conservera toutefois son poste à la tête du groupe de pression anglophone, réuni en congrès annuel.

Face à cette situation, des questions se posent sur la représentativité du mouvement, qui se prétend porte-parole de la communauté anglophone du Québec.

Selon la majorité des groupes membres du Quebec Community Group Network, qui regroupe les 18 organismes anglophones du Québec, Alliance Québec devient de moins en moins représentative des Anglo-Québécois.

 

Le financement d'Alliance Québec

Il est presque entièrement assuré par le gouvernement fédéral. La désaffection de nombreux anglophones a eu un impact sur le budget de l’organisme : les dons ont diminué depuis plusieurs années, et la subvention d'un million de dollars qu'Alliance Québec recevait du ministère du Patrimoine canadien a été réduite en 2000.