Maurice « Rocket » Richard

(1921 - 2000)

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Son entrée dans la LNH

Le plus grand marqueur de tous les temps

Le 400e but

Le 500e but et la retraite

Reportages et Hyperliens



JOURNALISTE
Richard Raymond

On a dit de lui...



« C’est avec lui qu’a commencé l’histoire du Canadien de Montréal. »
Guy Lafleur

 

« Richard est la vivante personnification du hockey. Il a le flair. Il a la vitesse. Il a la témérité. »
Connie Smythe 

 

 

 

 

Le plus grand marqueur de tous les temps

Le 8 avril 1952, la septième rencontre des demi-finales de la coupe Stanley opposant les Bruins de Boston au Canadien bat son plein. Maurice Richard est blessé en deuxième période et gît, inconscient, sur la glace. Le sang coule à flot d'une coupure au front. Ses partisans croient qu'il est mort. On ranime le numéro 9 avant de le ramener au vestiaire, où on lui fait six points de suture pour refermer la plaie et empêcher le sang de couler. La marque est 1 à 1.

Maurice Richard refuse de retirer son équipement et de se reposer comme le lui ordonnent les médecins de l'équipe. Il rejoint ses coéquipiers sur le banc à la troisième période, la vue embrumée et incapable de patiner. Il décide de retourner sur la glace. Il s'empare de la rondelle et, à moitié aveuglé par le sang, fait une montée, prenant par surprise les défenseurs des Bruins. Il s'approche du gardien Jim Henry en accélérant et, d'un geste instinctif, lance et compte le but de la victoire. La foule lui réserve pendant quatre minutes la plus longue ovation de l'histoire du Forum de Montréal. Six mois plus tard, le 29 octobre 1952, il égale le record de 324 buts détenu par Neil Stewart.

Il lui faudra encore 10 jours pour battre le record en comptant son 325e but et devenir du même coup le plus grand marqueur de tous les temps. Mais, entre-temps, la télévision s'est emparé du sport national des Canadiens et diffuse les matchs du samedi soir. La CBC diffuse la rencontre opposant Montréal à Détroit le 11 octobre.

 

Elmer Lach et Maurice Richard après le but de la victoire

Le numéro 9 aide le Canadien à remporter la coupe Stanley pour la septième fois en 1953, en comptant sept buts pendant les séries éliminatoires. L'équipe de Montréal n'avait pas gagné le prestigieux trophée depuis sept ans. C'est Elmer Lach qui marque le but victorieux, sur une passe du Rocket, à une minute vingt-deux de la période supplémentaire.