Maurice « Rocket » Richard

(1921 - 2000)

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Son entrée dans la LNH

Le plus grand marqueur de tous les temps

Le 400e but

Le 500e but et la retraite

Reportages et Hyperliens



JOURNALISTE
Richard Raymond

Il a dit...



« Le public montréalais, le public du Québec, m’a peut-être forcé à travailler plus fort. »

 

« Je crois que je suis un être humain comme tout le monde. Il y a des gens qui me parlent, ils pensent que je suis "rough"; en réalité, je ne le suis pas. »


 

 

Son entrée dans la LNH

Maurice Richard devient le « Rocket » au cours de son premier camp d'entraînement

En octobre 1942, Maurice Richard fait son entrée dans la Ligue nationale de hockey en signant un contrat avec le Canadien de Montréal. Son salaire est de 5000 $ par année, plus une prime de 1000 $.C'est au cours de son premier camp d'entraînement que le jeune hockeyeur professionnel se verra donner le surnom de « Rocket » par un coéquipier, Ray Getliffe, impressionné par sa vitesse et son talent de marqueur. Maurice Richard joue son premier match dans la Ligne nationale de hockey le 31 octobre. Il marque cinq buts et récolte six passes en 16 parties.

 

Maurice Richard lance et compte avec la vitesse et la précision d'une « roquette »

En décembre, il se fracture une cheville et la direction de l'équipe de Montréal laisse entendre qu'elle n'espère pas grand chose d'un joueur qui se blesse aussi facilement. Mais l'entraîneur du Canadien, Dick Irvin, sait qu'il mérite qu'on lui accorde une seconde chance. Maurice Richard revient au jeu la saison suivante, en 1943-1944, et marque 32 buts en 46 matchs. Il devient le quatrième joueur du Canadien à compter 30 buts ou plus au cours de la même saison.


Il fait partie de la « ligne de frappe » (punch line) avec Toe Blake et Elmer Lach. Le trio marquera 350 buts au cours des cinq saisons suivantes. Le 23 mars 1944, le Rocket marque tous les buts, assurant à son équipe une victoire de 5 à 1 contre les Maple Leafs de Toronto, au terme d'une partie des demi-finales.

Le 13 avril 1944, le Canadien gagne la coupe Stanley pour la première fois depuis 13 ans en battant les Black Hawks de Chicago 5 à 4.

Le Canadien remporte en 1944 sa première coupe Stanley en 13 ans

Maurice Richard, habituellement peu démonstratif, laisse éclater son euphorie après la victoire. Il se montre déjà un joueur hors pair en séries éliminatoires en comptant 12 buts en neuf parties.

Le Rocket est euphorique après avoir remporté sa première coupe Stanley

 

La célèbre ligne de frappe : Maurice Richard, Toe Blake et Elmer Lach

Le 28 décembre 1944 restera longtemps dans la mémoire du Rocket. Ce jour-là, le joueur de 23 ans emménage dans une nouvelle maison, y transportant son mobilier, dont un piano. Le soir même, au cours de la partie opposant le Canadien aux Red Wings de Détroit, il mène son équipe à une victoire de 9 à 1 en comptant cinq buts et en récoltant trois passes. Le 18 mars 1945, le Rocket établit ce qui s'avérera le record le plus envié de la Ligne nationale de hockey pendant des années : c'est la première fois qu'un joueur de la LNH atteint la marque de 50 buts en 50 parties au cours de la même saison. Il termine la saison au deuxième rang des compteurs avec 73, derrière son coéquipier Elmer Lach, qui en a 80, et devant Toe Blake, qui a cumulé 67 points. La « Ligne de frappe » a cumulé 220 points, un record pour l'époque.

Après avoir joué pour le Canadien, Toe Blake en devient l'entraîneur en chef

Le 9 avril 1946, l'équipe du Rocket défait Boston 6 à 3 pour remporter sa sixième coupe Stanley. En 1947, Maurice Richard remporte le Trophée Hart remis au joueur le plus utile à son équipe.

En 1949, il dépasse le total des points cumulés en carrière par son coéquipier Toe Blake, joueur du Canadien qu'il admire le plus et qui vient de prendre sa retraite.
 
 
Le 17 février 1951, le Canadien lui rend hommage en organisant une Soirée Maurice Richard. Le 29 octobre suivant, le Rocket joue devant la princesse Elizabeth et le prince Philip : le Canadien défait les Rangers de New York 6 à 1. Cette même année, il égale le record de Howie Morenz, seul joueur auquel on l'a comparé, et le record de 270 buts d'Aurèle Joliat, qui étaient jusqu'alors les deux meilleurs compteurs de l'histoire du Canadien

Aurèle Joliat