JOURNALISTE
Florence Meney

Les plus récents ministres des Finances du Canada 

John Manley
(depuis le 2 juin 2002)

Paul Martin
(4 novembre 1993 - 2 juin 2002)

Gilles Loiselle
(25 juin - 4 novembre 1993)

Donald Mazankowski
(21 avril 1991 - 25 juin 1993)

Michael Wilson (17 septembre 1984 - 20 avril 1991)

 

Le premier premier ministre de la Fédération :

Alexander Galt
(1er juillet - 7 novembre 1867)

 

 

Premiers balbutiements en politique

Le monde des affaires le traite royalement, mais il manque quelque chose dans la vie de Paul Martin. Il a près de 50 ans quand il se tourne vers la politique, et il choisit d'emblée la scène fédérale. L'homme est élu pour la première fois à la Chambre des communes sous John Turner, comme député de la circonscription électorale de Lasalle-Émard, lors des élections générales de 1988. Il sera réélu en 1993, 1997 et 2000.

 

« J'ai le plaisir d'annoncer aujourd'hui ma candidature à la direction du Parti libéral du Canada. » - 1990

 

Sans timidité aucune, il se présente comme candidat au leadership seulement deux ans plus tard. Dans une entrevue accordée à l'émission Le Point de Radio-Canada, au moment de la course à la direction, Paul Martin expose dans un français encore hésitant et maladroit quelques-unes de ses idées pour un Canada moderne et, surtout, économiquement viable. Au fil des ans, le discours du Franco-Ontarien de souche se raffinera, mais les principes resteront essentiellement les mêmes, bien que le contexte économique soit maintenant totalement différent.


Quelques extraits de l'entrevue accordée à l'émission Le Point en octobre 1990 :
« Le Canada a besoin de passer par une transition économique fondamentale. Je représente cette transition. Je connais aussi très bien le domaine international, c'est important pour le Canada. »

Au sujet des programmes sociaux :
« Il faut arrêter de marginaliser les Canadiens. Il faut investir dans les Canadiens. Je suis prêt à investir aujourd'hui pour avoir un retour dans le futur. »

Au sujet de Meech :
« J'accorde un appui inconditionnel à l'accord du lac Meech. »

Quelques extraits de l'entrevue accordée à l'émission Le Point en octobre 2002 :

« Dans le Livre rouge de 1993, auquel j'ai travaillé, on a mis de l'avant l'idée d'un commissaire à l'éthique indépendant qui se rapporterait au Parlement. »

« Ce sont les questions de conscience où il est le plus important de pouvoir avoir un vote libre pour les députés. »


Candidat à la direction du Parti libéral du Canada, Paul Martin est déjà un homme populaire, mais il a encore « des croûtes à manger » en politique, surtout face à un « vieux loup » comme Jean Chrétien. Paul Martin finira deuxième de cinq candidats, derrière Jean Chrétien. Les 1175 votes recueillis par Paul Martin, derrière les 2652 de Chrétien, feront de lui le dauphin naturel de Chrétien... mais pas forcément son allié.

 

Un adversaire de taille

En 1998, Jean Chrétien obtient 91 % d'appuis lors du vote sur son leadership. Par contre, lors de la course au leadership de 1990, face à Paul Martin, il n'avait récolté que 58 % des votes.

Le 23 juin 1990, Jean Chrétien est élu chef du Parti libéral du Canada. Il remporte le siège de Beauséjour, au Nouveau-Brunswick, à l'élection complémentaire du 10 décembre 1990, puis est assermenté comme chef de l'opposition le 21 décembre suivant.

 

À titre de coprésident du Comité national chargé du développement des politiques du Parti libéral du Canada, Paul Martin participe activement à l'élaboration et la formulation du programme libéral pour les élections fédérales de 1993, au fameux Livre rouge, document qui précise les buts politiques du parti.

 
 

Paul Martin

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