Bernard Landry

Deux obsessions : souveraineté et économie
 


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Un échec difficile

Le premier ministre

Hyperliens

Journaliste :
Jean-Philippe Cipriani

« Je crois profondément que notre avenir national repose sur la création d'une union Canada-Québec binationale et de type confédéral, inspirée du modèle exemplaire qui donne à l'Europe de l'Ouest harmonie et prospérité. »

« Dans le régime fédéral, le Québec est condamné à voir les principales décisions économiques qui le concernent être prises par un État dont la logique conduit à l'érosion de la culture et des institutions québécoises. »

« Le Québec n'a pas l'intention de faire le trottoir pour des bouts de chiffon rouge. »

 

 

En bref

  • Né le 9 mars 1937 dans la région de Joliette.
  • Diplômé de droit et d'économie.
  • Élu pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1976, devient ministre d'État au Développement économique.
  • Tente sans succès de succéder à René Lévesque en 1985.
  • Revient à la politique active en 1994 et devient vice-premier ministre sous Jacques Parizeau et Lucien Bouchard.
  • Succède à Lucien Bouchard au titre de chef du Parti québécois et premier ministre du Québec en 2001.
  • Chef de l'opposition après la victoire du Parti libéral du Québec lors de l'élection du 14 avril 2003.
  • Annonce sa démission du poste de chef du Parti québécois et de député de Verchères le 4 juin 2005.
  • Père de trois enfants (Julie, Philippe et Pascale) et grand-père de trois petites-filles, il est aussi le conjoint de l'ex-chanteuse Chantal Renaud.

Bernard Landry naît le 9 mars 1937 à Saint-Jacques-de-Montcalm, dans la région de Joliette. Il fait ses études primaires à l'Académie Saint-Louis, à Saint-Jacques, puis au Séminaire de Joliette.

Inscrit en droit à l'Université de Montréal, où il s'engage dans plusieurs mouvements étudiants, il est admis au Barreau du Québec en 1965 et pratique le droit jusqu'en 1976.

Son entrée dans les cercles politiques se fait tôt. C'est René Lévesque, alors ministre des Ressources naturelles sous Jean Lesage, qui attire le jeune Bernard Landry vers la politique en 1964. Jusqu'en 1968, Bernard Landry est tour à tour conseiller technique au cabinet de René Lévesque, adjoint au directeur général de la planification du ministère des Richesses naturelles, coordonnateur pour le Québec du Conseil canadien des ministres des Richesses naturelles, et chargé de mission au cabinet du ministre de l'Éducation.

Bernard Landry se joint au Parti québécois dès sa formation, en 1968. Il se présente une première fois comme candidat dans la circonscription de Joliette deux ans plus tard, puis de nouveau en 1973, les deux fois sans succès. En 1974, il devient membre de l'exécutif national du Parti québécois.

Entre-temps, René Lévesque l'encourage à aller étudier l'économie à l'Institut d'études politiques de Paris. Un choix qui lui ouvrira plus tard la voie vers le conseil des ministres en 1976, lorsqu'il est finalement élu député de la circonscription de Fabre. René Lévesque le nomme ministre d'État au Développement économique. Bernard Landry donne, en quelque sorte, une crédibilité économique au parti nouvellement élu.

Lors du second mandat du Parti québécois, en 1981, il retrouve son siège de ministre du Développement économique, puis occupe tour à tour ceux de ministre délégué au Commerce extérieur, ministre des Relations internationales et ministre des Finances.

Ses ambitions politiques se font également voir. Dès 1981, sans réclamer le départ de René Lévesque, il ne cache pas qu'il souhaite un jour lui succéder. N'empêche, il reste fidèle à son chef en 1984, lors de la crise du « beau risque ». La stratégie de René Lévesque, consistant à appuyer les conservateurs de Brian Mulroney dans l'espoir de changements constitutionnels favorables au Québec, provoque une crise aiguë au sein du Parti québécois.