Stephen Harper

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Les réticences québécoises

Une question d'image

Un Mario Dumont de l'ouest

Hyperliens



JOURNALISTE
Nicolas Duguay

Il a dit...



« Une affaire terrible pour le pays... Le pire accord international que ce pays ait jamais signé. »
-À propos de l’accord de Kyoto

« Le bilinguisme national forcé n'est pas qu'une simple politique au pays. Il a atteint le statut de religion. C'est un dogme que tous doivent accepter sans le remettre en cause. »
- Stephen Harper raillait ainsi la Loi sur les langues officielles dans un texte de 2002 intitulé « Bilinguisme officiel: le dieu qui a échoué »

« Nous soutenons de nouvelles avenues quant à la fourniture des soins de santé. Et cela inclut celles que procure le système privé, qui se veut un développement naturel de notre système de soins de santé. »
- À propos du débat sur la place du privé dans le régime public de santé




En bref

  • Né en avril 1959, à Toronto, en Ontario.
  • Titulaire d’une maîtrise en Économie de l’Université de Calgary, en Alberta, en 1991.
  • Il travaille à Ottawa, en 1985, en tant que recherchiste pour Jim Hawkes, un député conservateur de Calgary.
  • Déçu par le gouvernement Mulroney, il claque la porte du Parti progressiste-conservateur et poursuit ses études universitaires à Calgary.
  • Il se joint à un groupe de conservateurs, qui élaborera, en 1987, la plateforme politique de ce qui deviendra l’année suivante le Parti réformiste.
  • En 1989, il rejoint l’équipe de collaborateurs de la première députée réformiste, Deborah Grey.
  • Il est élu pour une première fois en 1993 dans la circonscription de Calgary-West, sous la bannière réformiste.
  • S’opposant à l’orientation populiste que donne Preston Manning au parti, il annonce en 1997 qu’il ne se présentera pas aux prochaines élections.
  • Il quitte Ottawa en 1997 pour prendre la tête d’un groupe de pression de droite qui prône davantage de libertés économiques.
  • En 2002, il remplace Stockwell Day à la tête de l’Alliance canadienne, un nouveau parti créé sur les bases du défunt Parti réformiste.
  • Quelques mois plus tard, il est élu lors d’une élection partielle député allianciste de Calgary-Southwest et devient, le 21 mai 2002, chef de l’opposition officielle à Ottawa.
  • Il négocie avec le conservateur Peter Mackay la fusion des deux principaux partis de la droite canadienne, une fusion qui se concrétisera en décembre 2003.
  • Il sort gagnant de la course à la direction du nouveau Parti conservateur du Canada en mars 2004.
  • Il est réélu député et chef de l’opposition aux élections générales de juin 2004.
  • Le 23 janvier 2006, il devient premier ministre du Canada.
  • Il est marié et père de deux enfants.



Stephen Harper, s’il faut en croire ceux qui l’ont fréquenté à Ottawa, est un politicien efficace. Efficace, il aura fallu l’être, en effet, pour réussir ce coup de force qu’a été l’unification de la droite canadienne au sein d’un seul et même parti. Efficace aussi pour avoir pu ménager les éléments les plus à droite de son parti sans pour autant s’aliéner les plus centristes de ses députés.

Efficace, surtout, pour avoir pu convaincre les Canadiens d'en faire leur premier ministre, et ce, même s'il est à la tête d'un parti souvent décrit comme un repaire de fondamentalistes par nombre de chroniqueurs politiques ontariens et québécois.

Force est d’admettre, cependant, que si Stephen Harper a pu assez facilement asseoir son autorité sur les provinces de l’Ouest, ce n'est qu'en repositionnant son image au centre et en évitant d'aborder certains sujets sensibles qu'il s'est imposé comme une alternative politique viable après 12 ans de règne libéral.