Sam Hamad

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Son parcours professionnel

Le saut en politique

Sa bataille contre le cancer



JOURNALISTE
Sophie-Hélène Lebeuf

Il a dit...



À propos du sens de la vie et de la politique :

« Mourir riche ne sert à rien, tout le monde va t'oublier. Mais si tu meurs en laissant un héritage à la communauté, une trace, alors tout le monde va se souvenir de toi. Je crois que c'est ce qu'on peut faire de mieux de notre passage sur la terre. Moi, j'y crois, et on peut faire ça en politique. »
Le Soleil, 3 mai 2003

 

 

 

En bref

Hommes d'affaires, ingénieur, politicien, Sam Hamad porte plusieurs chapeaux et présente déjà, à 45 ans, une imposante feuille de route. Député de Louis-Hébert, dans la région de Québec, il a hérité du ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs en plus d'être le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale. D'origine syrienne, il est le premier Québécois d'origine arabe à accéder au Cabinet des ministres de la province.

« Dans ma tête, je me suis dit que dans la vie, il y a des batailles que tu peux te permettre de perdre, mais celle-là, je n'ai pas le choix. Je ne la perdrai pas. Il faut que je la gagne. Mais il y a aussi de la chance là-dedans, de la volonté, toutes sortes de facteurs. »
À propos de son cancer, Le Soleil, 30 avril 2004

De Damas à Rivière-du-Loup

À Né dans la capitale syrienne en 1958, Samer Hamad-Allah est issu de la classe moyenne. Ce fils unique parle arabe, sa langue maternelle, mais aussi français et anglais.

« Tout jeune, ma grand-mère m'a donné une boîte de chocolats qui valait trois dollars. Elle m'a dit : " Tu vas aller vendre ça jusqu'à ce que tu obtiennes trois dollars. Quand tu l'auras, tu pourras finir le reste de la boîte. " Ç'a été mon premier cours de commerce et de négoce. Une fois, j'ai dû vendre des jouets parce que je n'avais pas assez vendu et que je voulais manger mes chocolats. »
Le Soleil, 3 mai 2003

À 18 ans, il quitte son pays pour venir s'établir dans la ville québécoise de Rivière-du-Loup. Il fera changer son nom officiellement.

« Nous avons été trois ou quatre à être sélectionnés parmi une centaine de jeunes Syriens qui voulaient partir. C'était carrément le rêve américain. L'ambassade canadienne était à Beyrouth, au Liban, et il y avait la guerre civile là-bas. C'était risqué de traverser tout ça pour aller rencontrer les gens de l'ambassade. »
Le Soleil, 3 mai 2003

« Sur la petite carte géographique de mon dictionnaire, Rivière-du-Loup était collé sur Montréal. Je pensais que c'était une banlieue montréalaise. Et je croyais que le cégep de Rivière-du-Loup était un prestigieux établissement scolaire, genre UCLA. [University of California in Los Angeles] »
Le Soleil, 3 mai 2003