Boris Eltsine

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JOURNALISTE
Richard Raymond

Ils ont dit...



« En ce qui concerne leur président, la plupart des Russes l'avaient écarté en le considérant au mieux comme un imbécile, au pire comme un petit malin cherchant surtout à protéger sa famille et ses vieux amis des enquêtes pour corruption, corruption en laquelle la plupart des Russes croyaient. »

Le journal The Economist.


 

Boris Eltsine quitte le pouvoir

Le 31 décembre, à quelques mois de la fin de son mandat, Boris Eltsine surprend tout le monde en tirant sa révérence. Il remet ses pouvoirs à Vladimir Poutine, qui assurera la présidence intérimaire jusqu'aux élections anticipées, en mars. Même s'il a été hospitalisé à de nombreuses reprises en 1999, le président sortant assure que ses problèmes de santé n'ont pas motivé sa décision. Sa démission semble avoir été programmée pour permettre à son dauphin, populaire auprès du peuple depuis la guerre en Tchétchénie, de profiter du succès de son parti, le Parti unité, aux récentes élections législatives. Vladimir Poutine, quant à lui, a ménagé une porte de sortie honorable à son chef, Boris Eltsine, en lui garantissant une immunité totale au moyen d'un décret qui protège le président démissionnaire de toute enquête criminelle ou administrative.

Boris Eltsine laisse derrière lui une Russie en guerre qui tarde à se relever d'une douloureuse transition vers l'économie de marché et le libéralisme économique. De grands défis attendent ses successeurs, qui auront fort à faire pour vaincre la corruption endémique qui ronge les structures politiques et administratives du pays et qui mine son économie chancelante, où le marché noir et la mafia font la loi. Mais ce que l'histoire retiendra sans doute de Boris Eltsine, c'est le rôle-clé qu'il a joué dans la chute du communisme soviétique, à la tête d'un peuple éprouvé, mais habitué à puiser sa force et sa fierté dans l'épreuve et la douleur.

Une retraite discrète
Après sa démission, Boris Eltsine reste en retrait de la vie politique.
Il meurt le 23 avril 2007, à l'âge de 76 ans. Selon des sources médicales citées par l'agence Interfax, il a succombé à un arrêt cardiaque.

Il avait déjà souffert de graves problèmes cardiaques au cours de sa présidence.
Ses obsèques nationales sont célébrées en la cathédrale Christ-Sauveur de Moscou. C’est d’ailleurs la première fois depuis la révolution de 1917 qu'un ancien leader soviétique et russe a droit à une cérémonie religieuse.

Parmi les personnalités présentes, on remarque deux anciens présidents américains, George Bush père et Bill Clinton, l'ancien premier ministre canadien Jean Chrétien et son homologue britannique John Major.

Boris Eltsine est enterré au cimetière de Novodiévitchi, à Moscou, aux côtés de plusieurs autres grands Russes, notamment l'écrivain Nicolas Gogol et le cinéaste Sergueï Eisenstein.