Boris Eltsine

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JOURNALISTE
Richard Raymond

Ils ont dit...



« Je crois que Boris Nikolaïevitch n'a jamais eu sa propre idéologie, ses propres convictions démocratiques. Son idéologie, son amie, sa maîtresse, sa passion, c'est le pouvoir. »

Viatcheslav Kostilov, ancien porte-parole de Boris Eltsine.


 

Politique extérieure et intérieure

Le président Eltsine s'affirme sur la scène internationale autant que nationale en ce début de 1994. L'OTAN, principal instrument de défense contre l'Est, voudrait accueillir d'anciens pays du pacte de Varsovie. Le 5 janvier, Boris Eltsine prévient l'OTAN qu'élargir son organisation pourrait provoquer une déstabilisation politique et militaire. Neuf jours plus tard, il signe avec le président des États-Unis, Bill Clinton, et le président de l'Ukraine, Leonid Kravtchouk, un accord sur le démantèlement de l'arsenal nucléaire stationné en Ukraine.

Depuis son arrivée au pouvoir, Boris Eltsine fait face à une crise économique qui semble
sans issue

Pendant ce temps, le gouvernement est en crise.Les réformateurs quittent le camp de Boris Eltsine, l'accusant de ne pas avoir de politique économique bien définie. Les travailleurs de tous les secteurs n'ont pas été payés depuis des mois. En octobre, le rouble perd 21 % de sa valeur en un jour et entraîne la chute du ministre des Finances.

Début février, Boris Eltsine disparaît de la scène publique pendant 10 jours, souffrant d'une inflammation des voies respiratoires. Lorsqu'il réapparaît, il remporte un succès diplomatique en forçant les Serbes à retirer leurs canons des environs immédiats de Sarajevo, en Bosnie. Un nouvel affrontement avec le Parlement a lieu quand, fin février, la chambre basse, ou Douma, amnistie les putschistes de 1991 et 1993. Boris Eltsine, incapable de contrer la décision, finit par l'accepter. Le 28 avril, le président signe une entente avec les présidents des deux chambres du Parlement pour écarter toute élection anticipée jusqu'en 1996.

Boris Eltsine s'entend avec la Douma et la Chambre haute du Parlement russe pour ne pas déclencher d'élection présidentielle avant 1996

L'été est calme, l'inflation est tombée à 4 % en août, contre 20 % l'année précédente. En septembre, Boris Eltsine, rentrant de Washington au lendemain d'un repas bien arrosé, éprouve un malaise cardiaque dans l'avion qui le mène en Irlande. Malgré toute sa volonté, le président sera incapable de rencontrer le premier ministre, Albert Reynolds. En novembre, Boris Eltsine montre qu'il veut poursuivre les réformes en nommant au ministère de l'Économie Anatoli Tchoubaïs, maître d'œuvre de la privatisation.


Anatoli Tchoubaïs













Eltsine et Gorbatchev en juillet 1991

Un conflit avec la Tchétchénie couvait depuis la déclaration d'indépendance de cette république, en novembre 1991. Le 11 décembre, le Kremlin décide d'envoyer ses blindés mater la révolte. Débute une guerre qui ternira encore plus l'image du président de la Russie, divisera l'armée et provoquera l'hostilité de la population. Environ un mois plus tard, l'armée russe s'empare du palais présidentiel de Grozny. Boris Eltsine est hospitalisé la veille de l'entrée des troupes russes en Tchétchénie, et on ne le voit pas pendant plus d'une semaine.