JOURNALISTE
Florence Meney


« La politique de l'Alliance canadienne, qui a été entérinée par 200 000 membres du parti, c'est de restaurer le plein financement des soins de santé et d'adopter une loi qui empêcherait qu'un premier ministre ou un gouvernement puisse de nouveau retirer ce financement. »
(campagne électorale de novembre 2000)

« Je pense que la peine de mort est bonne dans quelques cas, mais ce n'est pas à moi de décider. Nous croyons à la liberté des citoyens, nous croyons en la démocratie. »
(novembre 2000)

« Nous sommes jeunes, en plein apprentissage, certaines leçons, nous les apprenons à la dure... C'est le moment de grandir. »
(10 juillet 2001)

Journaliste : « Pensez-vous que Dieu accepte l'homosexualité ? » Stockwell Day : « En temps que personnage public, je ne me mêle pas de discussions de cette nature. »
(CBC, juin 2000)

 

 


En bref...

Né le 16 août 1950 à Barrie, en Ontario.
• Marié et père de trois garçons.
• Il entre en politique à 36 ans.
• Il est contre l'avortement et pour la peine de mort.



Une enfance mouvementée...

Stockwell Burt Day est né le 16 août 1950 dans la petite ville de Barrie, en Ontario. C'est le deuxième des six enfants de Stockwell et Gwendolyn Day (née Gilbert). La famille Day avait à l'origine émigré de la région de Boston.

Quand le jeune Stockwell est né, son père était en voie de gravir les échelons au sein de la chaîne de magasins Zellers, alors en pleine expansion. La jeunesse du futur politicien sera ponctuée par une série de déménagements qui le mèneront au Québec et dans les provinces maritimes.

Stockwell a deux ans lorsqu'il déménage à New Glasgow, en Nouvelle-Écosse, où son père allait diriger un magasin Zellers. Un peu plus tard, la famille déménage à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, puis à Québec, pour aboutir enfin à Montréal (Stockwell a alors cinq ans). Les Day y demeurent jusqu'à ce que Stockwell ait onze ans, après quoi ils partent pour Ottawa.

Son premier souvenir traumatisant, rapporte-t-il, est sa première journée à l'école maternelle. Le directeur de l'établissement a appelé sa mère parce qu'il avait récité deux poèmes jugés « inappropriés ». Dès son plus jeune âge, sa prodigieuse mémoire étonne son entourage.

Son père est appelé à se déplacer sans cesse pour son travail, et la mère de Stockwell s'appuie beaucoup sur ce dernier pour l'aider dans les tâches ménagères. Il se familiarise avec le français et la culture québécoise, ce qui rend son départ à Ottawa, où il fréquentera le très strict collège Ashbury, d'autant plus difficile. Stockwell Day a vécu dans la plupart des régions du pays, dont les Territoires du Nord-Ouest, la Colombie-Britannique et l'Alberta. Il a étudié à l'Université de Victoria mais n'a pas obtenu de diplôme d'enseignement supérieur.

À cette époque, vers la fin des années 60, Stockwell Day, comme la plupart des jeunes de sa génération, adopte le style hippie et fume occasionnellement de la marijuana.

À l'âge de 18 ans, il loue un appartement le long de la baie des Anglais, à Vancouver, pour la somme de 60 dollars par mois.

En 1971, il épouse une jeune fille de son quartier, Valorie Martin.


Stockwell Day et la foi

Dans sa jeunesse, il se décrit comme un agnostique. Cependant, à la suite de son mariage avec une fervente pratiquante de la foi pentecôtiste, Stockwell Day entreprend une démarche personnelle et se convertit à cette religion protestante issue du mouvement fondamentaliste charismatique. Il sera aidé par un prêtre, Paul Hawkes.

Aujourd'hui encore, Stockwell Day parle de cette « conversion » comme d'une étape majeure dans sa vie.



À la recherche de sa vocation

Stockwell Day a tâté de bien des métiers avant de se tourner vers la politique. Jeune homme, il travaille dans le domaine de la construction, avant que ce secteur ne connaisse un fort ralentissement, forçant Stockwell à trouver autre chose. Il devient alors conducteur de fourgon funéraire.

« C'était comme dans un film, j'ai retenu ma respiration la première fois. »

Trois fils naissent de son union avec Valorie Martin : Logan, en 1972, Luke, en 1974, et Ben, en 1976.

 

Après son mariage, il se joint à la modeste équipe informatique du bureau de BC Higways. Il s'associe ensuite à son père dans une entreprise de vente aux enchères, mais l'affaire sera engloutie par un incendie qui laissera de lourdes dettes à la famille.

Suivent une succession d'emplois allant de préposé à l'abattage pour la compagnie Meat Packers à administrateur d'école privée et pasteur adjoint. Il touche même, brièvement, au syndicalisme.

En 1976, on le retrouve avec sa famille dans les Territoires du Nord-Ouest, où il travaille pour une compagnie de transport de carburant.

 


Stockwell Day
Le rêve inachevé d'unification de la droite