TENZIN GYATSO,
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«Nous autres, Tibétains, sommes comme des touristes en visite sur le globe. [...] Et l'important, quand on est touriste, c'est d'être quelqu'un de bien, ou tout au moins de ne pas être un fauteur de troubles.»

 


Crise avec la Chine

Le 10 mars 2008, débutent des manifestations antichinoises dans le centre historique de Lhassa, la capitale du Tibet. Elles prennent une tournure violente quatre jours plus tard. Les autorités chinoises bouclent la ville et la font quadriller par les forces de l'ordre. Lhassa est fermée aux touristes étrangers. Pékin déclare la « guerre populaire » aux insurgés, et affirme maîtriser la situation le dimanche 16.

Les États-Unis et l'Union européenne demandent à la Chine de faire preuve de retenue devant ces manifestations. Mais, le gouvernement chinois accuse le dalaï-lama d'avoir fomenté ces troubles afin de perturber la tenue des Jeux olympiques et de promouvoir la cause de l'indépendance du Tibet.

Le 16 mars, le dalaï-lama condamne ce qu'il appelle un « génocide culturel » après les émeutes de Lhassa. Il réclame aussi une enquête internationale sur les violences meurtrières au Tibet, qui ont fait des dizaines de morts.

Pendant ce temps, le dalaï-lama reçoit à Dharamsala, en Inde, le Congrès de la jeunesse tibétaine. Cette rencontre survient au lendemain de la menace du chef spirituel de quitter ses fonctions politiques s'il ne parvient pas à mettre fin aux violences entraînées par la révolte antichinoise.

Des dissensions apparaissent entre le chef spirituel et la jeunesse tibétaine politisée. Le dalaï-lama défend une politique de la modération, la «voie du milieu» qui favorise l'autonomie du Tibet. Le Congrès de la jeunesse tibétaine, qui avait déjà critiqué la position de son chef spirituel en la qualifiant d'inefficace, prône carrément l'indépendance. Leur désaccord ne s'arrête pas là. Tandis que le dalaï-lama reconnaît qu'il est légitime pour la Chine de présenter ses jeux olympiques, les jeunes tibétains refusent ce droit à l'Empire du milieu.