SHEILA COPPS

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Copps contre Martin

Difficile retour sur le terrain

Reportages et Hyperliens



JOURNALISTE
Benoît Friceau

Elle a dit...



«J'ai toujours pensé que, quand une porte se fermait, une autre s'ouvrait, et je n'exclurais rien en politique.»
-déclaration à l'issue d'un entretien téléphonique avec Jack Layton

 

 


Difficile retour sur le terrain

Redevenue simple députée fédérale, Sheila Copps se recentre dès lors sur sa circonscription de Hamilton-Est, avec en ligne de mire les prochaines élections fédérales. Mais les hasards de la refonte de la carte électorale placent sur son chemin le ministre fédéral des Transports, Tony Valeri, député du comté voisin de Stoney Creek, zone rattachée dernièrement au comté natal de Mme Copps.

Lorsque Paul Martin lui propose de reprendre le siège de Hamilton Mountain, que la députée Beth Phinney consent à lui laisser, l'ancienne ministre refuse. Elle sème de nouveau le doute en laissant planer l'éventualité d'un passage dans les rangs du Nouveau Parti démocratique (NPD) de Jack Layton. Le PLC réplique, en évoquant de nouvelles règles sur l'investiture préélectorale. La «clause Copps», comme on la surnomme, exigerait qu'un candidat s'engage, en cas de défaite, à ne pas se reconvertir en transfuge pour un parti concurrent.

Accusant les organisateurs de M. Valeri de distribuer gratuitement des cartes du parti, elle appuie un projet de loi privé du NPD sur les retraites et clame que le PLC a besoin d'elle en arrière-ban pour protéger les intérêts des travailleurs. Quelques jours plus tard, elle poursuit ses attaques, dans la foulée du rapport de la vérificatrice générale du Canada sur l'affaire des commandites, en affirmant qu'il en avait «certainement été question au Conseil du Trésor» alors que Paul Martin occupait le poste de ministre des Finances.

«Je suis déjà un paria, je n'ai pas à m'en faire avec cela», avouait-elle fin janvier, réaliste sur son isolement de plus en plus marqué au sein du Parti libéral du Canada.

Le 14 mai 2004, Sheila Copps quitte la politique après une carrière de 23 ans, mais ne ferme pas la porte à un éventuel retour. Elle a tenu à préciser que son retrait de la scène politique n'était que temporaire et qu'elle n'avait pas dit son dernier mot.