Adrienne Clarkson
Ex-gouverneure générale du Canada


 


JOURNALISTE
Florence Meney et
Jean-Philippe Cipriani

 

 

 

Fin de règne controversée

Au cours de son mandat, Adrienne Clarkson prend très à cœur son rôle de commandante en chef des Forces armées.

Lors des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, elle soutient avec vigueur l’opération Yellow Ribbon, destinée à accueillir en sol canadien des centaines d’avions à destination des États-Unis. Elle visite les troupes canadiennes affectées à la reconstruction en Afghanistan en 2002.

En juillet 2005, elle devient le premier gouverneur général depuis Edward Schreyer, en 1984, à devenir membre honoraire de la Chefferie Kainai, une tribu autochtone de l’Alberta.

La fin de son règne est cependant marquée par la controverse en raison de l'augmentation de ses dépenses et de la fréquence de ses déplacements officiels. Selon un comité parlementaire, son budget de base, fixé à 19,2 millions de dollars, fait plus que doubler grâce à l'aide de divers organismes fédéraux.

Les députés fédéraux recommandent la tenue d'un débat public sur la pertinence de ce poste, en plus de lui infliger une diminution budgétaire symbolique de plus de 400 000 $. Le débat fera long feu.

Un poste mal compris

Le 8 juillet 2005, elle est admise à l’hôpital pour se faire poser un stimulateur cardiaque. Quelques semaines plus tard, Ottawa confirme qu’il lui cherche un successeur.

À titre de gouverneure générale, elle préside sa dernière cérémonie lors de la passation des pouvoirs du colonel du Royal 22e régiment, quand le général Maurice Baril succède au major-général Terry Liston.

Adrienne Clarkson lors du discours du TrôneLe Parlement fait ses adieux à Adrienne Clarkson le 26 septembre 2005 lors d'une cérémonie à Ottawa. Elle dit alors regretter que les Canadiens comprennent encore mal le rôle du gouverneur général. Le jour-même, Michaëlle Jean lui succède à titre de 27e gouverneure générale du Canada.

Mme Clarkson touche une allocation de retraite annuelle de 116 800 $, imposable, jusqu'à la fin de ses jours, tandis que son salaire était de 114 000 $, non imposable. Selon la loi, en cas de décès, la moitié de la pension continuera d'être versée au survivant du couple vice-royal.

Un an après avoir quitté son poste, elle publie ses mémoires intitulées Le coeur au poing aux Éditions Boréale.