Lucien Bouchard

En bref

De Saint-Cœur-de-Marie à Paris : la formation d’un politicien

L’expérience conservatrice

L’expérience bloquiste

L’expérience péquiste

Le constat d’échec

Quelques livres

Hyperliens

 



JOURNALISTE:
NICOLAS DUGUAY


Rester dans l’ombre



« Je ne vais certainement pas commenter les actions et les décisions du gouvernement. Je ne vais pas non plus commenter les prises de position de l’opposition, même si parfois, j’imagine, il y aurait matière à le faire. »
- Lucien Bouchard, expliquant qu’il ne comptait pas, une fois retiré de la politique active, commenter les décisions de ses successeurs



Le constat d’échec

Lucien Bouchard surprend tous les Québécois, le 11 janvier 2001, en annonçant sa démission. Le premier ministre explique que ses « efforts pour relever rapidement le débat sur la question nationale sont restés vains » et que, en conséquence de cet échec, il désire maintenant consacrer plus de temps à sa famille.

Les journalistes et les analystes sont nombreux, au lendemain de cette déclaration, à avancer des hypothèses sur les autres raisons qui auraient amené Lucien Bouchard à saborder sa carrière politique avant d’avoir pu conduire les Québécois à un autre référendum.

Un scandale qui a éclaté en décembre 2000 autour d’une déclaration de l’indépendantiste Yves Michaud sur le vote ethnique, et qui a conduit l’Assemblée nationale à adopter une motion de blâme, a possiblement contribué au départ de Lucien Bouchard. Celui-ci aurait été pris de court par l’appui d’une partie de la base militante péquiste à Yves Michaud, et ce, même après le dépôt de la motion de blâme.

« Je veux aussi vivre pleinement cette aventure merveilleuse de l’éducation de garçons de 11 ans et de 9 ans. Alexandre et Simon ont besoin de moi. Et moi, j’ai besoin de les retrouver et de leur consacrer désormais le meilleur de mes énergies et de mon temps. »

- Lucien Bouchard terminait ainsi le discours annonçant sa démission, le 11 janvier 2001

 

Les réactions à sa démission

« Lucien Bouchard fait campagne tout l'automne en proclamant haut et fort qu'il sent le grand jour poindre à l'horizon. Le mois de janvier venu, il tire sa révérence en précisant que la souveraineté n'est pas pour demain. C'est à croire que les pronostics politiques sont encore moins fiables que la météo. »
- Chantal Hébert, dans Le Devoir, 30 janvier 2001

« Le Québec avait le privilège d’avoir à sa tête non seulement un chef d’État, mais un grand chef d’État. Il lui a refusé, hélas, la force de se donner un État. »
- L’ancien conseiller de Lucien Bouchard, Jean-François Lisée, dans La Presse, 13 janvier 2001

« Sur le départ de Lucien Bouchard, plusieurs questions restent en suspens. Entre autres, celle-ci: le premier ministre a-t-il utilisé l'affaire Michaud comme prétexte à une démission qu'il mijotait depuis quelque temps, histoire de partir sur un coup d'éclat plutôt que sur un simple aveu d'échec? »
- Lysiane Gagnon, dans La Presse, 16 janvier 2001