André Boisclair
L’autre génération du PQ

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JOURNALISTE
Nicolas Duguay

On a dit de lui...


« Il a une grande faiblesse: il est terriblement hautain. Il s’est fait beaucoup d’ennemis pour cette raison.  »

- L’éditorialiste du quotidien La Presse, André Pratte


En bref


  • Naît à Montréal, le 14 avril 1966.
  • Étudie au collège Jean-de-Brébeuf de 1983 à 1986.
  • Entame, sans le compléter, un baccalauréat en sciences économiques à l’Université de Montréal en 1986.
  • Est élu pour une première fois député du Parti québécois dans la circonscription montréalaise de Gouin en 1989, à l’âge de 23 ans.
  • Est élu une seconde fois dans la même circonscription lors des élections de 1994.
  • Est nommé ministre délégué aux Relations avec les citoyens en 1996. Il ajoutera le portefeuille de l’Immigration à ses fonctions quelques mois plus tard.
  • Est réélu à l’occasion des élections de 1998.
  • Occupe, de 1998 à 2003, les fonctions de ministre de la Solidarité sociale, ministre responsable de la Régie des installations olympiques, ministre d’État à l’Environnement et à l’Eau et ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole.
  • Est réélu député de Gouin lors des élections de 2003 et obtient le poste de leader parlementaire de l’opposition officielle, poste qu’il occupera jusqu’à sa démission, en août 2004.
  • Complète, au printemps 2005, une maîtrise en administration publique à l’université Harvard, aux États-Unis
  • Remporte la course à la direction du PQ dès le premier tour avec 53,68 % des voix.
  • Élu dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles lors de l'élection complémentaire du 14 août 2006.
  • Réélu député de Pointe-aux-Trembles lors des élections générales du 26 mars 2007. Il perd toutefois le titre de chef de l'opposition au profit de Mario Dumont.
  • Annonce le 8 mai sa démission à titre de chef du Parti québécois.




« …tout un avenir »

« Une feuille de route qui annonce tout un avenir. » Voilà comment l’équipe d’André Boisclair titrait, en 2000, les notes biographiques de celui qui allait effectivement devenir, cinq ans plus tard, son sixième chef.

L'ascension d'André Boisclair a en effet été spectaculaire. Après avoir été nommé ministre une première fois à l'âge de 29 ans, il occupe toute une série de fonctions ministérielles dans les gouvernements de Lucien Bouchard et de Bernard Landry.

Lorsque le Parti québécois est défait en 2003, il a déjà accumulé de l'expérience aux ministères des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, de la Solidarité sociale, de l'Environnement et des Affaires municipales.

Nommé leader parlementaire de l'opposition officielle, André Boisclair s'acquitte de ses tâches pendant un peu plus d'un an avant de quitter la politique pour relever un nouveau défi: compléter une maîtrise en administration publique à la prestigieuse John F. Kennedy School of Government de l'Université Harvard.

Un an plus tard, diplôme en poche, il s'apprête à aller travailler pour la firme McKinsey & Company, à Toronto, lorsqu'un coup du destin survient: Bernard Landry démissionne de la direction du Parti québécois.

En juin 2005, André Boisclair décide finalement de revenir dans l'arène politique. Sa campagne ne se déroule pas sans heurts. Si les sondages le donnent gagnant dès le départ, sa consommation passée de cocaïne alors qu'il était ministre défraie les manchettes, reléguant souvent les enjeux de la course au second plan.

Cette controverse n'empêche pas les membres du Parti québécois de le plébisciter. Grâce à l'appui de 53,7 % des membres, il devient le nouveau porte-étendard de la souveraineté du Québec.