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La Marche des peuples

 

De son côté, le deuxième Sommet des peuples aura permis à quelque 2000 personnes provenant des 35 pays du continent, y compris Cuba, de discuter « des Amériques démocratiques, équitables et solidaires ». Malgré leurs requêtes, les délégués du Sommet des peuples n'ont pas pu rencontrer les 34 chefs d'État réunis pour le Sommet des Amériques et, au terme de trois jours de délibérations, ils ont adopté une déclaration finale et un plan d'action. La déclaration finale du Sommet des peuples rejette le projet de zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) prévu pour 2005, que les délégués jugent « raciste, sexiste et destructeur pour l'environnement ». Le plan d'action prévoit la tenue de référendums à l'échelle continentale et l'adoption d'une charte sociale.


Brouillon du chapitre sur les investissements de la ZLEA

Plus tôt dans la semaine, un brouillon du chapitre sur les investissements de la ZLEA ayant circulé dans les coulisses du Sommet des peuples a soulevé l'indignation des participants. Ce brouillon, daté du mois de novembre 2000, a été rendu public dans Internet par le groupe WTO-Watch, alors que les documents de négociations de la ZLEA ne seront officiellement disponibles qu'après le Sommet de Québec.

Le document de WTO-Watch indique que l'ensemble du chapitre sur les investissements est l'objet d'une vive controverse entre les 34 pays négociateurs. Ce brouillon prévoit notamment un mécanisme qui permettrait aux investisseurs de poursuivre les gouvernements si leurs investissements étaient remis en question, comme dans le cas d'une grève, d'une guerre ou d'une révolution. Les participants au Sommet des peuples pensent que ce chapitre sur les investissements accorderait un pouvoir démesuré aux investisseurs.


Le militant bien connu de l'antimondialisation José Bové était à Québec pour participer aux activités du Sommet des peuples. Le porte-parole de la Confédération paysanne française, qui a été admis au Canada sur permission spéciale du gouvernement fédéral, a une fois de plus fait preuve de son éloquence. « Il a été décidé de construire un véritable mur de la honte. La violence est du côté de l'État canadien. C'est le gouvernement canadien qui a construit ce mur, c'est lui qui a transféré les prisonniers d'une prison pour les amener dans une autre, pour faire de la place pour soi-disant arrêter des manifestants », a-t-il déclaré à la presse à son arrivée.



La grande manifestation pacifique du Sommet des peuples

Le samedi 21 avril 2001, la grande manifestation pacifique du Sommet des peuples a réuni entre 30 000 et 60 000 personnes, selon les estimations. Placée sous le signe de la bonne humeur, cette marche des peuples s'est déroulée dans le calme. Il faut dire qu'afin d'éviter tout débordement de violence, les organisateurs de la marche avaient prévu un trajet éloigné du périmètre de sécurité, de même qu'un imposant service d'ordre composé d'environ 1000 personnes. La marche s'est terminée sur le site d'Expo-Cité, où plusieurs orateurs ont prononcé des discours à saveur politique, économique et sociale.

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Jean Chrétien, premier
ministre du Canada

 

« La déclaration que nous venons de signer comprend un engagement clair et sans équivoque en faveur de la démocratie. [...] Ce geste illustre de façon éloquente notre volonté d'assurer la protection des droits de la personne et de progresser ensemble vers la liberté et la stabilité. »
— Jean Chrétien, premier ministre du Canada

 

 

« Notre programme sur la connectivité est, à mon avis, le développement le plus intéressant de ce Sommet. »
— Arthur Owen, premier ministre de la Barbade

 


 

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