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Un sondage publié durant la semaine du Sommet des Amériques révélait que 56 % des Canadiens sont favorables à la ZLEA, tandis que 33 % s'y opposent. À la question : « Qui bénéficie le plus des accords commerciaux internationaux? », 41 % des personnes interrogées répondent les entreprises, 32 % les gouvernements, 11 % les consommateurs. Seulement 2 % pensent que ce sont les travailleurs. En ce qui concerne les mesures de sécurité, 80 % des Canadiens se sont déclarés d'accord et 13 % en désaccord.

 


Dignitaires

Mis à part l'ouverture officielle, retardée d'environ une heure en raison des manifestations aux abords du périmètre de sécurité, le troisième Sommet des Amériques s'est déroulé comme prévu. Dans la déclaration finale, les 34 chefs d'État se sont engagés à mettre en place une zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) d'ici 2005 et à exclure du processus tout pays qui ne respecterait pas la règle démocratique.

Le texte de la déclaration finale précise que les négociations sur la ZLEA devront être conclues au plus tard en janvier 2005 afin que cet accord commercial puisse entrer en vigueur avant la fin de cette même année. Cependant, les dispositions sur le libre-échange ont fait l'objet d'une dissidence de la part du Venezuela, qui soutient que ce texte pourrait être interprété comme une obligation de signer l'accord. Le président Hugo Chavez, qui ne veut pas présumer de la décision du peuple vénézuélien, a promis de tenir un référendum sur la ZLEA.

Le texte de la déclaration finale indique également que le respect de la démocratie deviendra dorénavant une condition sine qua non pour participer au processus des Amériques. « Le maintien et le renforcement de l'État de droit et du respect scrupuleux du système démocratique sont à la fois un objectif et un engagement commun ainsi qu'une condition essentielle de notre présence à ce sommet et aux sommets futurs », dit le texte. Les pays non démocratiques seront également exclus de la ZLEA.


Jean Bertrand Aristide, président d'Haïti

Par ailleurs, le texte de la déclaration finale n'aborde pas la question haïtienne. Lors de la cérémonie de clôture, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, a indiqué que le cas d'Haïti avait retenu l'attention des participants. Ces derniers ont plutôt choisi de confier à l'Organisation des États américains (OEA) le soin de suivre la situation dans cette île des Antilles où l'organisation d'élections législatives démocratiques est un véritable défi.

Les 34 chefs d'État se sont également entendus pour réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans la pauvreté absolue d'ici 2015. Toutefois, le plan d'action de la déclaration finale ne contient aucune précision sur les moyens qui seront mis en œuvre pour atteindre cet objectif. Au chapitre de la lutte contre la drogue, la déclaration finale réitère les efforts communs entrepris en ce sens.

Les dirigeants des Amériques se sont aussi penchés sur la question d'Internet, appelé « connectivité ». En raison de son expertise dans ce domaine, le Canada a accepté de former l'Institut pour la connectivité dans les Amériques. Cet institut, qui sera doté d'un budget annuel de 20 millions de dollars, aura pour tâche la formation de réseaux entre les institutions culturelles et d'enseignement du continent, de même que l'établissement d'une banque de données sur la santé.

Pour appuyer les décisions du Sommet des Amériques, la Banque interaméricaine de développement (BID) s'engage à prêter plus de 40 milliards de dollars américains à l'Amérique latine et aux Antilles, au cours des cinq prochaines années, pour des projets visant à renforcer la démocratie, l'intégration, la croissance durable et l'équité sociale. De son côté, la Banque mondiale prépare une enveloppe supplémentaire de prêts de 12 à 16 milliards de dollars américains pour les trois prochaines années, ainsi qu'une proposition de financement de 150 millions pour la lutte contre le sida dans les Antilles.


Vicente Fox, Jean Chrétien et George W. Bush

Par ailleurs, les trois partenaires de l'ALENA se sont rencontrés en marge du Sommet des Amériques pour discuter d'une politique énergétique commune. À la demande du président des États-Unis, George W. Bush, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, et le président du Mexique, Vicente Fox, ont accepté de former un groupe de travail sur l'énergie, qui sera composé des ministres de l'Énergie des trois pays. Les États-Unis sont actuellement aux prises avec des pénuries énergétiques, particulièrement en Californie, et se font les promoteurs d'une intégration continentale de la production et de la distribution de l'énergie.

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Fernando Henrique Cardoso,
président du Brésil

 

« Il faut discuter
franchement des
choses. Il s'agit
d'un accord de
commerce, il ne s'agit pas d'un
accord politique. Il ne s'agit pas
de la subordination
de la décision
nationale d'un
pays à un autre
pays. Il s'agit
d'un accord qui
va aider le libre-
échange. Mais il
doit être libre,
vraiment libre.
C'est-à-dire que
nous devons discuter de tous
les problèmes ensemble. Les
pays du Nord ne
peuvent pas
décider d'exporter
leurs services de
télécommunications
sans ouvrir leurs
marchés à l'agri-
culture. Ça, c'est
impossible. »

— Fernando Henrique
Cardoso, président
du Brésil

 


 

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