La mondialisation

Les Sommets des Amériques
• Le Sommet de Monterrey
 
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Références


Des divergences marquées
  Entrevue avec Michel Labrecque

 

Journaliste: Sophie-Hélène Lebeuf


Le président du Mexique, Vicente Fox, a ouvert le Sommet des Amériques.

L'idée de réunir les chefs de gouvernement du continent lors d'un sommet « extraordinaire » avant le sommet prévu en janvier 2005 en Argentine a été lancée par le Canada (alors que Jean Chrétien était premier ministre), afin de permettre aux nouveaux venus de se familiariser avec les divers dossiers en cours. Depuis le dernier sommet, celui de Québec, tenu en avril 2001, le tiers des pays des Amériques a élu un nouveau dirigeant.



« Je crois que ce sommet est une opération de replâtrage de quelque chose qui a été mis à mal par tout ce qui a suivi le 11 septembre. »
— Michel Labrecque, journaliste à la radio de Radio-Canada (ancien correspondant en Amérique du Sud)



Luiz Inacio Lula da Silva, le président brésilien, est un ancien dirigeant syndical (archives).

Il s'agit de la cinquième rencontre entre les chefs d'État ou de gouvernement américains. Cuba est une fois de plus absente de la rencontre, le non-respect des libertés fondamentales constituant la raison officielle invoquée pour expliquer cette exclusion. Les divergences entre les pays des Amériques sont marquées et s'articulent principalement autour des deux principaux acteurs, les États-Unis, évidemment, et le Brésil, ce géant du continent sud-américain. Et ce sont eux qui coprésident la dernière phase des négociations commerciales. Or, la tension entre les deux s'est intensifiée au cours des derniers mois.

Avant son arrivée au pouvoir, George W. Bush s'était engagé à mettre l'Amérique latine au cœur de ses priorités. « Si je suis élu, je regarderai vers le sud, non pas après tout le reste, mais comme un engagement fondamental de ma présidence », avait-il promis. Mais depuis, les attentats du 11 septembre 2001 ont fait bifurquer la priorité des États-Unis vers la sécurité et la guerre contre le terrorisme, modifiant radicalement leur politique extérieure. Les pays latino-américains ont senti une diminution de l'intérêt et de l'engagement américains dans la région. En outre, ils ne partagent pas les mêmes objectifs, se préoccupant davantage des enjeux sociaux comme le chômage, la pauvreté, la faim et le développement social.

Le Sommet de Monterrey en bref

Quand le sommet a-t-il eu lieu?
Les 12 et 13 janvier 2004

Pays participants :
Les chefs d'État ou de gouvernement des 34 pays du continent, à l'exception de Cuba

Enjeux abordés :
la croissance économique équitable;
le développement social;
la gouvernance démocratique.

Les 34 pays présents ont signé la DÉCLARATION DE NUEVO LEON.

Engagements pris lors du sommet :
poursuivre les négociations visant la conclusion d'un traité de libre-échange intracontinental : les dirigeants s'engagent à conclure les négociations à la date prévue sans toutefois donner de date précise pour la conclusion du traité. (Divisés sur l'échéancier, les pays ont dû faire un compromis. Le Brésil et le Venezuela veulent prendre le temps nécessaire pour négocier une entente de libre-échange favorable à tous les pays du continent, tandis que les États-Unis souhaitent faire avancer à toute vitesse l'accord de la ZLEA.);
trouver des moyens pour réduire la pauvreté et relever le niveau de vie des Latino-Américains;
étudier la suggestion du président venézuélien, Hugo Chavez, concernant l'établissement d'un fonds humanitaire destiné aux pays frappés par des catastrophes naturelles ou des débâcles financières;
ne « pas accueillir les fonctionnaires corrompus » et « aider à leur extradition »;
affronter les nouvelles menaces à la sécurité, notamment « le terrorisme, la délinquance organisée et le trafic illicite d'armes ».

Sommets précédents :
Miami (États-Unis), 1994; Santa Cruz de la Sierra (Bolivie) : Sommet des Amériques sur le développement durable, 1996; Santiago (Chili), 1998; Québec (Canada), 2001

Prochain sommet :
Buenos Aires (Argentine) en 2005

 

 

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Première rencontre entre
le premier ministre
Paul Martin et le
président George W. Bush


Une rencontre déterminante dans la construction d'une relation de confiance qui devrait permettre à Ottawa et Washington d'établir des priorités communes.
Les deux hommes ont déjeuné ensemble le 13 janvier. MM. Bush et Martin ont parlé, entre autres, du dossier du bois d'oeuvre, de la sécurité aux frontières, de la reconstruction de l'Irak et, surtout, de la question de la maladie de la vache folle.


Pour en savoir plus:
Maisonneuve en direct (14 janvier)
Le point sur la rencontre Bush-Martin

Affiche d'opposition à la mondialisation

 

La ZLEA
Avec ses 800 millions d'habitants, l'Amérique pourrait devenir la plus grande zone de libre-échange de la planète lors de la mise en place de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA). On parle aussi de cette entente comme de l'Accord de libre-commerce des Amériques (ALCA). La date butoir pour la mise en place de ce projet qui s'étendrait de la terre de Baffin à la terre de Feu est le 1er janvier 2005, une échéance toutefois difficile à respecter.

Les ministres du Commerce international se sont rencontrés à Miami le 20 novembre 2004 pour parler de cette question. Cet enjeu ne devrait revenir au centre des discussions des chefs d'État et de gouvernement qu'au Sommet de Buenos Aires (Argentine), en janvier 2005.
Le projet est loin de faire l'unanimité parmi les dirigeants et les populations du continent. Le président vénézuélien, Hugo Chavez, est même allé jusqu'à dire qu'un accord comme celui de la ZLEA signerait « l'arrêt de mort » de l'Amérique latine.

En attendant, Washington multiplie les ententes bilatérales.

 


 

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