La mondialisation

Les Sommets du G8
Le Sommet de Gênes 2001
 
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Les sommets du G8
Références

Un sommet du G8 s'est tenu à Gênes, en Italie, du 20 au 22 juillet 2001. La lutte contre la pauvreté était le thème principal de cette rencontre, mais la question du réchauffement climatique était également à l'ordre du jour des discussions. Le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre faisait effectivement l'objet d'une rencontre internationale à Bonn, en Allemagne, au même moment. La survie du protocole de Kyoto est en péril depuis que les États-Unis ont annoncé qu'ils se retiraient du processus, au printemps 2001.

Sur le plan économique, les dirigeants du G7 ont admis que la croissance économique mondiale a été moins importante que prévu, en particulier aux États-Unis. Cela ne les a pas empêchés de réitérer leur engagement envers le libre-échange pour « assurer une croissance économique soutenue au niveau mondial » et de s'accorder sur l'idée de lancer un nouveau cycle de négociations multilatérales lors de la quatrième conférence ministérielle de l'OMC, en novembre, à Doha, au Qatar.

Par ailleurs, les dirigeants du G8 n'ont pris aucune décision sur la question de l'allègement de la dette des pays les plus pauvres, mais ils ont annoncé la création d'un Fonds mondial de lutte contre le sida/VIH, la malaria et la tuberculose. Ce fonds sera doté de 1,8 milliard de dollars, dont 100 millions proviennent du Canada.

Une importante délégation de dirigeants africains, composée des présidents de l'Algérie, du Mali, du Nigeria, du Sénégal et de l'Afrique du Sud, a rencontré les dirigeants du G8 pour leur présenter la « Nouvelle initiative africaine » (NIA). Ce document, rebaptisé depuis « Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique » (NPDA ou NEPAD, selon l'acronyme en anglais), est une synthèse d'idées défendues par le président Mbeki, de l'Afrique du Sud, et de propositions du président Wade, du Sénégal. Le document a été endossé par l'Union africaine, l'ancienne Organisation de l'unité africaine (OUA). Comme le précise l'article 1 du texte, ce plan d'action « est ancré dans la détermination des Africains de s'extirper eux-mêmes, ainsi que leur continent, du malaise du sous-développement et de l'exclusion d'une planète en cours de mondialisation. »

Les dirigeants du G8 ont accueilli très favorablement cette initiative et, pour la première fois dans l'histoire de l'organisation, ont accepté de collaborer avec un groupe de pays non membres du G8. Le NPDA faisait d'ailleurs partie des trois priorités inscrites à l'ordre du jour du Sommet de Kananaskis.

Comme la plupart des grandes rencontres internationales depuis Seattle, le Sommet de Gênes a été ponctué de manifestations d'opposants à la mondialisation des marchés. À l'instar de la ville de Québec, la ville ligure avait érigé une périmètre de sécurité de quatre kilomètres ceinturant les activités officielles du Sommet. Entre 12 000 et 16 000 policiers équipés de gaz lacrymogènes, de canons à eau et de matraques avaient été mobilisés pour l'événement, ainsi que 2700 soldats. Mais dès la journée d'ouverture du Sommet, la confrontation entre manifestants et forces de l'ordre a dégénéré. Un manifestant de 23 ans, Carlo Giuliani, qui s'apprêtait à attaquer une jeep avec un extincteur, a été tué d'une balle à la tête tirée par un carabinieri, puis écrasé par un véhicule des forces de l'ordre.

Environ 150 000 personnes ont marché pacifiquement le lendemain, rebaptisé pour l'occasion « Journée de la rage ». De violents affrontements ont tout de même opposé les forces de l'ordre à certains activistes plus radicaux. Au terme de la fin de semaine, on dénombrait environ 500 blessés et plusieurs centaines d'arrestations. Les dégâts matériels ont été évalués à 69,5 millions de dollars. Quelques semaines après la tenue du Sommet, le Parlement italien a d'ailleurs décidé de mettre sur pied une commission d'enquête sur les violences survenues à Gênes et trois hauts fonctionnaires de la police ont été démis de leurs fonctions.

L'ampleur de la contestation exprimée à Gênes a poussé les dirigeants du G8 à vouloir tenir des sommets plus « modestes ». C'est dans cet esprit que le gouvernement du Canada, qui assumait la présidence du G8 en 2002, a choisi de tenir la rencontre suivanteà Kananaskis plutôt qu'à Ottawa. La station de montagnes située dans les Rocheuses, dans le sud-ouest de l'Alberta, a une capacité d'hébergement de 350 places. Les délégations, qui comptaient environ 2000 personnes à Gênes, ont donc dû être substantiellement réduites.

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Les dirigeants du G8 n'ont pris aucune décision sur la question de l'allègement de la dette des pays les plus pauvres, mais ils ont annoncé la création d'un Fonds mondial de lutte contre le sida/VIH, la malaria et la tuberculose.

 

Comme la plupart des grandes rencontres internationales depuis Seattle, le Sommet de Gênes a été ponctué de manifestations d'opposants à la mondialisation des marchés. Mais pour la première fois, l'un d'entre eux est mort.

 

 

 


 

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