La mondialisation

Les Sommets et Forums mondiaux
Le Forum social mondial de Bombay
 
Le défi des Amériques
Les sommets des Amériques
Les sommets et forums mondiaux
Les sommets du G8
Références

Des divergences marquées
 Une chronique de Michel Labrecque,
envoyé spécial de la radio de Radio-Canada à Bombay


Journaliste: Sophie-Hélène Lebeuf



Originaires de 130 pays, quelque 80 000 militants qui rêvent de « bâtir un monde différent » ont convergé vers la capitale économique de l'Inde, Bombay, pour discuter de solutions de rechange à la mondialisation néolibérale. Depuis la tenue du premier forum à Porto Alegre, en 2001, cette rencontre internationale des mouvements sociaux, qui se veut un contre-sommet au Sommet économique de Davos, est devenue le rendez-vous des altermondialistes des quatre coins du globe.

 


Le 4e Forum social mondial (FSM), qui s'est déroulé du 16 au 21 janvier sur la côte Ouest du pays, était le premier tenu à l'extérieur du Brésil. Les organisateurs entendent ainsi intégrer la société civile de l'Inde, pays qui compte un milliard d'habitants, au mouvement altermondialiste. Ce forum prend de l'ampleur d'année en année, mais l'échec de la dernière conférence de l'Organisation mondiale du commerce à Cancun, au Mexique, en 2003, a fouetté encore davantage l'ardeur des militants.

 


Les six jours de débats, d'ateliers et de conférences ont permis aux participants de discuter d'un grand nombre d'enjeux sociaux. Outre les préoccupations habituelles, ce forum s'est intéressé particulièrement aux problèmes sociaux de l'Inde, comme la situation des femmes, le système des castes et l'intolérance religieuse. La lutte contre l'« impérialisme américain », l'« occupation de l'Irak » et la guerre étaient également parmi les principales questions discutées lors de ce forum.

« Le monde doit se dresser contre les États-Unis qui dominent les Nations unies et ont accumulé plus d'armes que tout le reste du monde. »
— Ramsey Clark, ancien ministre américain de la Justice

 


Thèmes du sommet

Militarisme, guerre et paix

Médias, information, connaissance et culture

Dette, finance et commerce

Développement supportable et démocratique

Monde du travail dans la production et la reproduction sociale

Secteurs sociaux: alimentation, santé, éducation et sécurité sociale, nation, État, citoyenneté, loi et justice

Caste, race et autres formes d'exclusions basées sur les origines et le travail

Religion, culture et identité

Patriarcat, genre et sexualité


Quelques participants de renom :


Shirin Ebadi (archives)

Plusieurs contestataires, comme l'Américain Noam Chomsky et le Français José Bové, ont participé au forum. Le prix Nobel de la paix 2003, l'Iranienne Shirin Ebadi, tout comme l'écrivaine indienne Arundhati Roy étaient elles aussi présentes. L'avocate Shirin Ebadi a appelé à «lutter contre la culture patriarcale qui dénie le droit des femmes» et à «réduire le fossé entre les nantis et ceux qui n'ont rien», et elle a réclamé une force de l'ONU dans les territoires palestiniens. À noter également la présence de l'Irakien Abduk Al-Rakabi, de la Coordination nationale démocratique irakienne, et celle du Palestinien Mustafa Barghouti.

Le Forum en chiffres :

Le premier FSM, en 2001, a réuni 20 000 personnes; elui de 2002, 55 000; celui de 2003, 100 000.

Le forum avait un déficit de 300 000 dollars américains, à la mi-décembre 2003.

Origine des participants
Inde
40 000
Allemagne
2000
Pakistan
1800
France
1300
Suisse
1200
États-Unis
1000
Bengladesh
1000
Brésil
800
Népal
900
Sri Lanka
600
Sénégal
520
Japon
430
Corée du Sud
370
Italie
350
Canada
300
Belgique
240
Espagne
230

Sources: Le Courrier international (9 janvier 2004), Le Monde (janvier 2004) et l'Union des forces progressistes (11 janvier 2004)

 

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Aller-retour pour la Suisse… mais pas pour l'Inde


Le premier ministre
du Québec, Jean Charest

 

Pour la première fois depuis l'existence du Forum social mondial, le Québec n'y participe pas. Le premier ministre, Jean Charest, participe par contre au Forum économique mondial de Davos qui s'amorce quelques jours plus tard.
 

Les « intouchables », ces individus hors-caste, tout en bas de l'échelle sociale, forment le plus gros contingent des délégués indiens. Ces dalits, comme on les désigne en Inde, sont considérés comme des impurs. Ils sont « socialement exclus, économiquement exploités, politiquement sans pouvoir, culturellement marginalisés », comme l'explique Vincent Manoharan. (Le Monde, 16 janvier 2004).

 

Nos reportages

Sans frontières
(20 janvier 2004)
L'Inde et la mondialisation

Dimanche magazine
(18 janvier 2004)
La mondialisation à l'heure indienne

Sans frontières
(16 janvier 2004)
Ouverture du Forum social mondial

Les affaires et la vie
(17 janvier 2004)
Forum social mondial de Bombay

Le Point
(16 janvier 2004)
L'Inde accueille le 4e Forum social mondial

 

Hyperliens :

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Site officiel (en anglais)

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Site général des FSM

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Dossier de l'ONG Alternatives

 


 

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