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L'inondation de 1996 au Saguenay et le verglas de 1998 dans le sud du Québec sont des exemples d'événements climatiques extrêmes que le réchauffement planétaire pourrait provoquer.



Certaines études indiquent que si les émissions de CO2 rejetées dans l'atmosphère doublaient, le débit moyen annuel du fleuve Saint-Laurent pourrait diminuer de 40 % à Montréal et de 30 % à Québec. Une telle situation conduirait à l'assèchement des terres humides, ce qui aurait un effet catastrophique sur les espèces fauniques et floristiques vivant en bordure.

 


Situation canadienne

Un défi important

À l'échelle mondiale, le Canada est le plus grand consommateur d'énergie par habitant et le deuxième producteur de gaz à effet de serre (GES), toujours par habitant. Même si les quelque 29 millions de Canadiens ne représentaient que 0,5 % de la population mondiale en 1995, ils produisaient tout de même 2 % des émissions mondiales de GES.

En fait, les Canadiens consomment autant d'énergie que tout le continent africain, qui compte environ 800 millions d'habitants.


En 1999, plus de 80 % des émissions de GES provenaient du secteur de l'énergie, en particulier de la consommation de combustibles fossiles comme le pétrole, le mazout, le gaz naturel et le charbon. Le secteur de l'agriculture, lui, produisait près de 9 % des émissions de GES tandis que les biens industriels en généraient près de 7 %. Les déchets et les eaux usées étaient responsables de 4 % des émissions de GES.

En signant le protocole de Kyoto, en 1997, le Canada s'est engagé à réduire entre 2008 et 2012 ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 6 % par rapport aux niveaux de 1990, soit à 571 millions de tonnes (Mt). Cependant, les émissions canadiennes de GES n'ont pas cessé d'augmenter. On estime qu'elles sont passées d'environ 600 Mt à 700 Mt entre 1990 et 2000 et on prévoit qu'elles seront de 809 Mt en 2010. Cette augmentation des GES est principalement attribuable à la croissance de 40 % prévue dans trois secteurs-clés : la production thermique d'électricité, les transports et la production de gaz et de pétrole.

Il faut dire que certains facteurs conditionnent la consommation d'énergie au Canada :

Un immense territoire
La grande superficie du territoire canadien implique de longues distances à parcourir. Cela peut servir à expliquer le fait que, au Canada, le secteur des transports produit à lui seul un tiers des émissions de dioxyde de carbone et d'oxyde nitreux.

Un climat rigoureux
La rigueur des hivers canadiens implique qu'on doive chauffer les bâtiments une bonne partie de l'année. De plus, les courtes journées d'hiver nous obligent à consommer davantage d'électricité, notamment pour nous éclairer.

L'infrastructure économique
Une grande partie des émissions de gaz à effet de serre du Canada sont d'origine industrielle. Le Canada est le premier producteur par tête de nickel, cuivre, potasse, gypse, uranium, zinc, bois industriel, bois de sciage et papier journal. Il est au second rang mondial pour l'aluminium, le plomb, le blé et l'avoine.


Néanmoins, les Canadiens peuvent déjà ressentir les effets des changements climatiques tels que :

  • l'accroissement du nombre et de l'intensité des vagues de chaleur et des problèmes de santé connexes;
  • la baisse des niveaux d'eau dans les Grands Lacs;
  • des changements dans la migration des poissons et de la fonte de la calotte polaire;
  • des infestations d'insectes dans les forêts de la Colombie-Britannique;
  • des étés plus chauds et des niveaux plus élevés de smog dans les grands centres urbains;
  • des événements météorologiques extrêmes plus nombreux, tels que les sécheresses dans les Prairies, les tempêtes de verglas dans l'Est du Canada ou les inondations au Manitoba et au Québec.

source : Le plan du Canada sur les changements climatiques

 

Tous ces événements ont une incidence sur notre économie, notre santé et notre qualité de vie.

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