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« Les questions socioéconomiques pourraient prendre beaucoup de place à ce deuxième Sommet de la Terre, trop selon certains qui craignent qu'elles ne relèguent dans l'ombre la signature d'ententes-clés sur l'environnement. »

- Paule des Rivières,
Le Devoir
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Les défis du XXIe siècle

L'objectif premier de ce sommet mondial était de prendre des engagements sur les moyens de réduire, d'ici l'an 2015, le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. Ce seuil a été fixé à un dollar US par jour par le Programme des Nations unies pour le développement humain. Aujourd'hui, environ 1,2 milliard de personnes vivent sous ce seuil, soit presque le quart de l'humanité.

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a également identifié cinq champs d'action qui devaient être privilégiés au Sommet de Johannesburg : la santé, l'eau et l'assainissement, l'énergie, la productivité agricole, la biodiversité et la gestion des écosystèmes.

Le climat international n'était toutefois pas aussi propice que celui qui avait cours au moment du Sommet de Rio. Aujourd'hui, l'opinion publique, de même que les gouvernements et les organisations internationales se sont démobilisés par rapport aux questions environnementales.

En outre, le président américain George Bush a décidé de ne pas aller au Sommet de Johannesburg et de se faire représenter par son secrétaire d'État, Colin Powell. Cette décision a provoqué la colère des militants environnementaux, qui craignaient que l'absence du président de la plus grande puissance mondiale ne compromette le succès de la réunion.

Selon l'ambassade des États-Unis à Pretoria, la délégation américaine au Sommet de la Terre a tout de même compté 350 personnes. Rappelons que le père de l'actuel président des États-Unis, George Bush, s'était rendu au Sommet de Rio, il y a dix ans.

À l'époque, la fin de la guerre froide avait soulevé un espoir de coopération et de solidarité qui n'est pas spécialement envisageable dans le contexte actuel.

Par ailleurs, les enjeux liés à la mondialisation des marchés ainsi que le développement a mobilisé les débats et mis en relief les divergences de vues existant entre les pays du Nord et les pays du Sud.

En général, les pays du Nord cherchaient à limiter leurs engagements financiers vis-à-vis des pays du Sud. En revanche, ceux-ci ont fait pression pour que l'accent soit mis davantage sur le développement plutôt que sur l'environnement.



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