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Les propositions d'Action 21 « visent à libéraliser le commerce, à faire en sorte que le commerce et l'environnement se renforcent mutuellement, à fournir des ressources financières adéquates, à traiter de la dette internationale et à encourager des politiques macro-économiques propices à l'environnement et au développement ».

- Action 21, chapitre 2, section 1

 


Le Sommet de Johannesburg

Le Sommet mondial pour le développement durable s'est tenu du 26 août au 4 septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud. Il s'agissait de la plus grande rencontre jamais organisée par les Nations unies. L'événement a rassemblé une centaine de chefs d'État et quelque 40 000 délégués. Il faisait suite au Sommet de la Terre qui avait eu lieu à Rio de Janeiro, au Brésil, du 3 au 14 juin 1992.

En fait, le Sommet de Johannesburg avait pour but de faire le bilan du Sommet de la Terre de Rio. Il ne devait pas donner lieu à la ratification de nouveaux traités internationaux en matière d'environnement mais se voulait plutôt « tourné vers l'action ».

À l'époque de Rio, les dirigeants avaient adopté le programme « Action 21 », qui comprend quelque 2500 recommandations n'ayant d'ailleurs jamais été mises en pratique pour la plupart. Ils avaient également adopté la Convention sur la diversité biologique, la Convention-cadre sur les changements climatiques (qui a par la suite donné naissance au protocole de Kyoto), la Convention sur la lutte contre la désertification, ainsi que la Déclaration sur la gestion, la conservation et le développement durable des forêts.

La rencontre de Johannesburg, qui est aussi appelée « Rio + 10 », visait donc plus modestement à inciter les États à réitérer leur engagement politique en faveur du développement durable, ainsi qu'à favoriser le renforcement d'un partenariat entre le Nord et le Sud. Selon des experts, il s'agissait d'un exercice hautement politique.

 

Le développement durable

Qu'est-ce que le développement durable ? Un document de Statistique Canada intitulé L'Activité humaine et l'environnement 2000 indique « qu'aujourd'hui, le terme “développement durable” résume le défi consistant à gérer nos activités économiques sans pour autant dégrader notre environnement ni notre société ». Pour sa part, la Commission mondiale sur l'environnement et le développement le définit comme le « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

Le développement durable est la plupart du temps jumelé à un autre principe, appelé principe de précaution. Ce principe commande de ne pas attendre une pleine certitude scientifique avant d'agir. Il est inscrit dans la Convention de Rio, à l'article 3.3, qu'il incombe aux parties « [...] de prendre des mesures de précaution pour prévoir, prévenir ou atténuer les causes de changements climatiques et en limiter les effets néfastes. Quand il y a risque de perturbations graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique ne doit pas servir de prétexte pour différer l'adoption de telles mesures ».

Pour l'agronome et écologiste français René Dumont, « le développement durable est en soi une contradiction, car on ne peut pas développer sans consommer davantage de biens et d'énergie ».

 

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