Retour à l'accueil


Le niveau moyen de la mer s'est élevé d'environ 1,5 centimètre durant chaque décennie des 100 dernières années. On s'attend à une élévation du niveau de la mer de 0,3 à 1 mètre au cours du siècle prochain.

 

« Tous les aspects de la santé humaine dépendent au bout du compte de l'état de la biosphère. Les scientifiques prévoient que le changement climatique aura des effets majeurs et irréversibles sur l'environnement, ce qui aura, dans les décennies à venir, des conséquences sur la santé et le bien-être des gens. »

- Déclaration des médecins sur le changement climatique,
signée par plus de 50 organisations représentant des professionnels de la santé de tout le Canada.

 


Changements climatiques

Les conséquences

 

Le réchauffement climatique constaté depuis un siècle serait à l'origine de la dilatation thermique des masses d'eau de mer et de la fonte des calottes glaciaires polaires et alpines. Ainsi, depuis la fin des années 1960, la couverture mondiale neigeuse aurait diminué de 10 % et, dans une grande moitié de l'hémisphère Nord, les vagues de froid hivernal dureraient deux semaines de moins qu'il y a 100 ans. À certains endroits, les glaciers du Groenland ont perdu 10 mètres d'épaisseur. Le niveau des océans s'est élevé de 10 à 25 centimètres au cours des 100 dernières années.

On estime que le niveau de la mer devrait monter de 30 à 50 centimètres au cours des 50 prochaines années. La prévision la plus modérée indique qu'une élévation du niveau de la mer d'à peine 30 centimètres forcerait des millions de gens qui vivent au niveau de la mer (ou presque) à s'installer ailleurs. Leurs foyers et leurs terres seraient en effet inondés et l'infiltration d'eau de mer aurait pour effet de saliniser les terres agricoles et de les rendre stériles. Les zones des marées, une composante des écosystèmes marins, seraient perturbées par l'élévation du niveau de la mer, ce qui entraînerait une réduction supplémentaire des réserves de poissons des eaux côtières et des océans.

Certaines prévisions indiquent que, pour chaque augmentation de un degré Celsius, on peut s'attendre à une augmentation de 2 % des précipitations moyennes. Ces précipitations ne seraient toutefois pas également réparties : certaines régions deviendraient plus chaudes et plus humides alors que d'autres deviendraient plus chaudes et plus sèches. Ainsi, on pourrait assister à l'extension de la zone des moussons dans certaines régions et à l'augmentation de la sécheresse dans les zones tropicales sèches. Par ailleurs, les forêts tempérées seraient menacées par des risques d'incendie plus élevés. Les espèces végétales et animales seraient évidemment touchées par de tels bouleversements climatiques, qui entraîneraient des migrations.

Les situations climatiques extrêmes, comme les vagues de chaleur estivale, risquent de causer un stress aux habitants des zones urbaines qui n'ont pas les moyens de quitter la ville. L'augmentation de la température pourrait aussi causer une dégradation de la qualité de l'air et l'augmentation du smog urbain. Sans compter la prolifération des pollens, poussières et autres particules qui pourrait provoquer ou aggraver les problèmes d'allergies et d'asthme.

On peut également s'attendre à ce que le réchauffement des températures cause une extension du territoire et une augmentation du nombre d'insectes porteurs de maladies telles que la malaria, la dengue et plusieurs sortes d'encéphalites virales. Certains animaux porteurs de maladies dangereuses, comme les rongeurs et les chauves-souris, pourraient aussi étendre leur territoire et devenir plus nombreux.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) estime que le coût des dégâts imputables au changement climatique pourrait égaler un à deux pour cent du PIB dans les pays développés, et quatre à huit pour cent dans les pays en développement. Ce coût découlera du déclin de la productivité dans les domaines de l'agriculture, de la foresterie et des pêches, ainsi que de la réduction des apports d'eau. Les gouvernements devront par ailleurs investir des sommes plus importantes dans la protection du littoral, la protection contre les inondations, l'infrastructure et les soins de santé.

Le secteur des assurances est particulièrement inquiet des conséquences du réchauffement climatique. À l'échelle mondiale, on estime que les pertes annuelles imputables à des catastrophes naturelles sont passées d'environ un milliard de dollars par an au cours des années 1960 à plus de 40 milliards par an au cours des années 1990.

Même si certains associent la réduction des émissions de gaz à effet de serre à une baisse de l'activité économique, d'autres y voient au contraire une opportunité d'affaires. On peut en effet présumer que les nouvelles mesures à prendre pour freiner les changements climatiques impliqueront le développement de nouvelles technologies à haute performance énergétique.

En 1997, plus de 2800 économistes nord-américains, dont 300 Canadiens, ont signé une déclaration reconnaissant que les avantages des mesures prises pour réduire les émissions polluantes sont bien supérieurs à leurs coûts. Par exemple, des économistes estiment à huit milliards de dollars sur 20 ans les économies de soins de santé qui résulteraient d'une amélioration de la qualité de l'air

 

Page précédente Haut de page