Accusé de fabriquer des armes de destruction massive susceptibles d'être dirigées vers les États-Unis, l'Irak s'est retrouvé dans l'« axe du mal » désigné par les dirigeants américains. Dans l'année précédant l'attaque militaire américano-britannique, les indices s'accumulaient : les États-Unis allaient de nouveau croiser le fer avec leur ennemi juré, Saddam Hussein. Le discours du président Bush devant l'ONU, le 12 septembre 2002, ne laissait planer aucun doute sur ses intentions. À Washington, l'heure n'était plus à décider si l'Irak serait une cible, mais plutôt à déterminer le moment de l'attaque destinée à faire tomber le « boucher de Bagdad ». Petit retour en arrière sur l'Irak de Saddam Hussein.

Le 13 novembre 2002, l'Irak a finalement accepté sans réserve la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l'ONU sur son désarmement et le retour des inspecteurs. Mais au-delà du désarmement irakien, la stratégie américaine s'intéressait surtout à une possible chute du régime de Saddam Hussein. Une décennie après la guerre du Golfe, il semblait qu'il ne déplairait pas à George W. Bush de terminer le travail que son père, alors président, avait amorcé. Il restait à voir jusqu'à quel point la communauté internationale suivrait Washington dans sa croisade contre Bagdad et si une campagne en Irak ferait fondre les appuis à sa lutte antiterroriste. En attendant la suite, la guerre des mots, elle, avait déjà commencé. L'offensive diplomatique aussi.

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Journaliste : Sophie-Hélène Lebeuf



 

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