Jean-Bertrand Aristide


Jean-Bertrand Aristide est né le 15 juillet 1953 dans une famille paysanne pauvre, à Port-Salut, un village côtier du sud-ouest de l'île. Il perd son père à l'âge de 3 ans. « Titid » est éduqué par les Salésiens. L'évêque progressiste d'Haïti, Mgr Romulus, qui est aussi son cousin, l'ordonne prêtre en 1982. Jean-Bertrand Aristide part ensuite faire un baccalauréat en psychologie au Canada, jusqu'en 1985. Il poursuit ensuite ses études de théologie à Rome, en Grèce et en Israël.
Revenu à Haïti, il obtient une paroisse dans les bidonvilles de Port-au-Prince. C'est à Saint-Jean-Bosco que ses prêches sont le plus écoutés. Il y dénonce avant tout l'oppression des tontons macoutes et prend la défense des pauvres. Il est le premier à prêcher contre « Baby Doc ». Accusé d'être d'extrême gauche et trop engagé en politique, il est exclu de son mouvement en 1988. Jean-Bertrand Aristide, adulé par la population pauvre, commence à porter tous les espoirs du peuple des bidonvilles. Il échappe à plusieurs attentats, y compris celui perpétré lors d'une célébration dans sa paroisse, le 11 septembre 1988.
En 1990, il se présente aux élections présidentielles et devient président de la république d'Haïti. Il est destitué quelques mois plus tard. Il revient en 1994 avec l'aide américaine. Cependant, en 2000, c'est à la suite d'élections dénoncées pour leurs irrégularités que Jean-Bertrand Aristide est réélu à la présidence.