Éviter d'accroître les divisions, s'entendre sur un minimum. Voici, en substance, la ligne de conduite que les dirigeants des huit pays les plus puissants de la planète ont suivie pour cette 28e édition du G8, à Évian dans les Alpes françaises, du 1er au 3 juin.

Première réunion d'envergure après le conflit en Irak, trente heures de travail au total, ce « Sommet de la paix » tombait à point nommé. Exit la « diplomatie de haut-parleur » qui a profondément divisé les membres de ce club très sélect pendant la guerre, le G8 d'Évian a marqué le retour de la diplomatie traditionnelle et des « gentlemen's agreements ». Il restera, avant tout, celui des retrouvailles transatlantiques.

Outre les déclarations de bonnes intentions sur les pays en développement ou le message de confiance dans l'économie mondiale, le G8 n'aura évoqué que du bout des lèvres les épineux dossiers de l'après-Irak, du nucléaire nord-coréen et iranien, ou encore de la feuille de route du Proche-Orient, évitant du même coup d'envenimer davantage les relations internationales.

Radicaux, les altermondialistes ont qualifié ce sommet d'« océan de pas grand-chose », soulignant que rien n'a été fait sur le sida, la dette des pays pauvres, la faim dans le monde, la santé ou encore l'environnement.

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