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Santé et aînés

La santé demeure le principal poste de dépenses budgétaires du gouvernement. Le ministère de la Santé accapare 30,1 milliards de dollars à lui seul en 2012-2013. Si l’on inclut la contribution du Fonds de financement des établissements de santé et de services sociaux (FINESSS), dont l’enveloppe provient de la contribution santé, il s’agit d’une augmentation de 4,7 % par rapport à l’an dernier.

Le gouvernement prévoit que les dépenses en santé croîtront au rythme de 5 % par année, de sorte que Québec pourrait y investir 38 milliards de dollars par année en 2016-2017, soit 100 millions de dollars par jour.

Le gouvernement se montre par ailleurs intéressé par la proposition de l’Association québécoise des établissements de santé et de services, qui a proposé, il y a quelques semaines, d’implanter graduellement des modes de financement à l’activité, c’est-à-dire de donner plus d’argent aux établissements livrant le plus de services.

Le ministre Bachand met sur pied un groupe d’experts chargé d’évaluer de tels modes de financement, d’en présenter les modalités d’implantation, le cas échéant, et de proposer des expériences pilotes qui pourraient commencer à être implantées dans un an.

Aider les aînés à rester à domicile

Québec annonce qu’il investira 2,6 milliards de dollars d’ici 5 ans dans différentes mesures qui seront incluses dans le programme Vieillir chez soi, qui sera déposé à l’Assemblée nationale au cours du printemps. Seule une somme de 195 millions est investie cette année, mais elle doit augmenter à 866 millions en 2016-2017.

Le programme Vieillir chez soi, annoncé l’an dernier, vise à faire en sorte que les personnes âgées puissent demeurer le plus longtemps possible à domicile. Ces citoyens, note Québec, sont de plus en plus nombreux, vivent en meilleure santé et désirent continuer à vivre dans leur communauté.

Sur les 2,6 milliards que Québec prévoit investir pour améliorer la qualité de vie des aînés, 2,3 milliards seront consacrés à de nouveaux investissements dans des services de santé mieux adaptés à leurs besoins.

L’essentiel de cette somme sera investi dans les services offerts aux aînés vivant à domicile, afin de desservir plus de personnes, et dans le développement d’alternatives à l’hébergement institutionnel.

Des investissements à l’horizon 2017

Le financement de ces investissements proviendra en partie des revenus de la contribution santé de 200 $ par année par citoyen. Le Fonds investira 177 millions cette année, et 300 millions pour les années subséquentes, pour un total de 1,4 milliard d’ici 2016-2017.

L’autre partie du financement proviendra de la croissance des dépenses de programmes prévus pour le ministère de la Santé et des Services sociaux, mais seulement à compter de l’an prochain. Une somme initiale de 49 millions y sera consacrée en 2013-2014, et devrait augmenter pour atteindre 427 millions en 2016-2017.

Québec prévoit qu’à terme, soit en 2016-2017, 50 000 aînés de plus bénéficieront d’une bonification des services à domicile et 4800 places seront ajoutées dans des ressources intermédiaires. Reste à voir si un gouvernement libéral sera toujours en place pour assurer le respect de ces engagements à long terme.

Le reste des sommes sera investi dans :

  • Le soutien aux aînés par des projets issus de la communauté;
  • Une aide fiscale pour favoriser le maintien à domicile et pour appuyer les aidants naturels;
  • Des logements abordables, sécuritaires et adaptés pour les aînés.

Les mesures de soutien aux aînés doivent se traduire par une augmentation du nombre de municipalités bénéficiant de la démarche Municipalités amies des aînés, qui vise à favoriser la transmission des connaissances des aînés, et par la construction de douze nouvelles maisons des grands-parents, consacrées à des rapprochements intergénérationnels. Là encore, il s’agit d’objectifs fixés à l’horizon 2017.

Les aides fiscales pour favoriser le maintien à domicile doivent totaliser 172 millions d’ici cinq ans. Elles doivent se traduire notamment par :

  • Une bonification du crédit d’impôt remboursable pour maintien à domicile, qui passera de 4680 $ à 6045 $ pour une personne âgée autonome et de 6480 $ à 7095 $ pour une personne âgée non autonome. Québec croit que ces mesures pourront profiter à 222 000 personnes âgées;
  • Un nouveau crédit d’impôt pour l’achat de biens visant à prolonger l’autonomie des aînés dans leur domicile, qui doit profiter à 20 000 personnes âgées;
  • Une majoration du crédit d’impôt remboursable pour les aidants naturels dont le conjoint a plus de 70 ans. Ce crédit passera de 607 $ à 700 $ cette année, puis augmentera pour atteindre 1000 $ en 2016.

Les mesures visant à rendre les logements abordables, sécuritaires et adaptés pour les aînés n’entreront pas en vigueur avant l’année fiscale 2015-2016.

Nancy Neamtam
Chantier de l'économie sociale

Lise Denis
Directrice générale de l'Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux

Le discours du ministre

Le budget en chiffres

  • Population : 7 903 001 habitants Recensement 2011 +
  • Taux de chômage : 8,4 % Février 2012 +
  • Taux d’inflation : 2,8 % Février 2012 +
  • PIB : 1,6 % Octobre 2011 +
  • Exportations 63,5 G$ 2011 +
  • Transferts fédéraux 17,3 G$ 2012 +
  • Dette brute du gouvernement 173,4 G$ Mars 2011 +
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Sources : Institut de la statistique du Québec, Statistique Canada, ministère des Finances du Québec, ministère des Finances du Canada

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