Pauline Marois

À quelques heures du déclenchement probable des élections, la ministre des Finances, Pauline Marois, a présenté pour l’an prochain un budget équilibré, sans hausse de taxes ou baisse d’impôt. Pour l’opposition, le gouvernement a fait les mauvais choix.

D’après vous, le budget présenté mardi par la ministre des Finances, Pauline Marois, va-t-il aider ou nuire au Parti québécois, qui demande à la population de lui confier un troisième mandat?


FAITS SAILLANTS : PAUVRETÉ

Développement social et lutte contre la pauvreté

Le budget comporte un montant de 50 millions de dollars en 2003-2004 pour soutenir le développement social et la lutte contre la pauvreté. Parmi les mesures annoncées, le Fonds québécois d’initiatives sociales disposera de 66 millions sur trois ans, auxquels s’ajouteront 25 millions provenant de la Fondation Lucie et André Chagnon pour la prévention de la pauvreté chez les enfants.

Pour combattre la crise du logement, Québec ajoute 270 millions de dollars pour améliorer la situation. Ce montant permettra de construire plus de 20 000 logements à loyer modique ou abordable. Le gouvernement va augmenter la disponibilité de logements adaptés pour 13 000 autres personnes âgées ou vivant avec un handicap. Les programmes Rénovation Québec et RénoVillage sont prolongés jusqu’en 2005-2006. Au moins 17 000 ménages vont en bénéficier.


Réactions

François Saillant, coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) : « C'est pas suffisant compte tenu pas juste de nos désirs, mais aussi de la gravité de la crise du logement qu'on connaît présentement. »

 

Les critiques les plus vives portent sur la lutte à la pauvreté et à l'exclusion sociale. L'Association pour la défense des droits sociaux (ADDS) estime que ce budget ne contient rien de concret pour lutter contre la pauvreté, en dépit de l'engagement pris par le gouvernement péquiste. Le président de l'ADDS, Bil Clenett, estime par ailleurs que les investissements annoncés pour le logement social constituent un pas dans la bonne direction, mais sont insuffisants.

Viviane Labrie, porte-parole du Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté, a déclaré pour sa part que le gouvernement ne s'engageait pas dans une véritable lutte contre la pauvreté. « La loi annonce qu'on doit rejoindre dans 10 ans le rang des nations industrialisées où il y a le moins de pauvreté. Eh bien, il y a du chemin à faire. »