TENZIN GYATSO,
quatorzième dalaï-lama
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dalaï-lama
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«Nous autres, Tibétains, sommes comme des touristes en visite sur le globe. [...] Et l'important, quand on est touriste, c'est d'être quelqu'un de bien, ou tout au moins de ne pas être un fauteur de troubles.»

 


L'exil

En 1950, les visées expansionnistes de la Chine se font de plus en plus fortes sur le Tibet. Après avoir perdu ce territoire au profit des Britanniques, en 1917, la Chine communiste entreprend de l'annexer. La même année, plus de 80 000 soldats de l'armée chinoise envahissent le Tibet.

Le 7 novembre, les Tibétains réclament que les pleins pouvoirs du pays soient remis au jeune dalaï-lama, alors âgé de 15 ans. Désireux de préserver la paix et de protéger son peuple face à un envahisseur aussi puissant, le jeune Tenzin Gyatso se montre ouvert et déploie de nombreux efforts pour maintenir le dialogue avec Pékin. Le dalaï-lama rencontrera même Mao Zedong, en 1954, pour tenter de trouver une issue pacifique à l'occupation de son pays par les Chinois. En vain.

En mars 1959, des milliers de Tibétains se rassemblent dans la capitale, Lhassa, pour réclamer le départ de l'envahisseur chinois et démontrer leur allégeance au gouvernement tibétain du dalaï-lama.

Mais les Chinois ne tolèrent aucune démonstration nationaliste de ce genre. Pour briser la résistance tibétaine, ils se préparent à attaquer les manifestants et à bombarder la ville. Craignant un bain de sang, le dalaï-lama quitte à regret la capitale dans l'espoir de désamorcer la situation. Maisrien n'y fait. Les Chinois répriment violemment les manifestations des Tibétains rassemblés dans la capitale.

Devant cette montée de violence, le dalaï-lama quitte le Tibet et trouve asile en Inde. Il s'installe dans la ville de Dharamsala, où il érige le siège du gouvernement tibétain en exil.

Dans les années qui suivent, les autorités chinoises démantèlent plusieurs monastères bouddhistes et répriment la pratique religieuse. Plus de 80 000 Tibétains imitent leur chef spirituel et fuient le pays. Aujourd'hui, on compte plus de 120 000 Tibétains en exil.

Reportage d'Akli Aït Abdallah sur les réfugiés tibétains à Montréal
Émission Sans frontières, 19 avril 2004

«Le Tibet est sous occupation étrangère depuis 40 ans [53 ans aujourd'hui] Pendant cette période, les Tibétains ont été privés de leurs droits les plus fondamentaux, y compris le droit à la vie et la liberté de mouvement, d'expression, de culte. Plus du sixième de la population tibétaine est morte à la suite de l'invasion et de l'occupation chinoise. [...] Le problème le plus urgent, c'est la colonisation massive du Tibet par les Chinois. [...] Les Tibétains sont en train de devenir une minorité insignifiante dans leur propre pays. Ce processus, qui menace la survie même de la nation tibétaine, sa culture et son héritage spirituel, peut être arrêté. On peut revenir en arrière. Mais cela doit être fait maintenant, avant qu'il ne soit trop tard

—Tenzin Gyatso, discours d'acceptation du prix Nobel de la paix, 1989