Journaliste : Florence Meney

« Pour moi, payer, ce n'est pas trop, au lieu d'être obligé de courir et d'attendre 4, 5, 6 heures à l'hôpital. »
- Un patient qui choisit de payer pour une visite, à domicile, de son généraliste

 



« La Régie de l'assurance maladie du Québec ne donne pas de revenu suffisant pour effectuer des visites à domicile. C'est à peine quelques dollars de plus qu'en cabinet. À présent, mes patients m'appellent quand ils ont besoin de moi. »
- Un généraliste qui ne participe plus au régime de la RAMQ


« Je ne peux plus fonctionner, je ne peux plus faire de repas. J'ai pris la décision d'aller au privé, à cause de l'attente dans le public. Cela a pris deux semaines en tout en chirurgie privée. »
- Une patiente soufrant d'arthrose des hanches


 

 

Dans un sondage Angus-Reid effectué en 1988, les Canadiens n'évoquaient pas la santé comme principale question d'intérêt national. En 2000, une majorité de répondants citaient cette question comme devant constituer la priorité au pays. Mais sommes-nous conscients que la médecine de demain aura des traits bien différents de celle de nos parents, au point où nous ne pourrons peut-être pas reconnaître son visage ?

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