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SRAS: encore de nouvelles victimes en Asie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2003 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pendant qu'à Hong Kong et Singapour on annonce de nouveaux décès, un laboratoire de la Colombie-Britannique complète le séquençage génétique du coronavirus suspecté de provoquer la maladie.

Trois hommes et deux femmes âgés entre 40 et 66 ans sont décédés du syndrome respiratoire aigu à Hong Kong dimanche, portant le nombre de morts liées à la maladie à 41. Avec les 42 nouveaux cas probables décelés, Hong Kong compte maintenant 1150 personnes atteintes.

Il s'agit de l'État le plus touché au prorata de sa population (7 millions) et en termes de retombées économiques. Les autorités hongkongaises sont d'ailleurs la cible de critiques très virulentes de la part de l'opposition qui leur reproche de ne pas «prendre les bonnes décisions au bon moment». L'aéroport de Chep Lap-kok a enregistré une baisse de 60 % de sa fréquentation. Les prévisions économiques de la région sont revues à la baisse de façon draconienne, sans compter les milliards qu'il en coûtera à la santé publique pour juguler l'épidémie.

À Singapour, le ministère de la santé a annoncé un dixième décès lié au SRAS. Deux autres morts qui pourraient avoir été provoquées par la maladie sont encore sous enquête.

Ces nouvelles annonces portent à 132 le nombre de décès causés par la pneumonie atypique.

Le Canada fait avancer la recherche d'un grand pas

Au Canada, où l'on a enregistré trois nouveaux décès samedi portant le bilan à 13 morts, un laboratoire de Colombie-Britannique a complété le séquençage génétique du coronavirus suspecté de provoquer le SRAS. Cette avancée pourrait aider les scientifiques du monde entier à déterminer l'origine du syndrome, à élaborer de nouveaux tests de dépistage et, à plus long terme, à développer des vaccins contre la maladie. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié ce progrès de «pas extraordinaire». Les résultats de cette découverte seront affichés sur le site internet de laboratoire.

Pendant ce temps, Santé Canada a annoncé dimanche que neuf nouveaux cas probables de pneumonie atypique s'étaient déclarés en Ontario.

En dehors de l'Asie, le Canada est le pays le plus touché par le syndrome, avec 283 cas probables et treize morts.

La Chine sur la sellette

La Chine est le pays le plus durement frappé par cette maladie nouvelle dont le bilan mondial est de près de 120 morts pour plus de 3000 cas dans une trentaine de pays. Dans ce contexte, l'OMS a décidé de renforcer son groupe d'experts en Chine, où la maladie serait apparue pour la première fois.

L'OMS pense que l'épidémie a débuté en novembre dans la province méridionale du Guangdong, en Chine, avant de passer ensuite à Hong Kong et s'étendre dans le monde entier. Plusieurs reprochent à la Chine ses manquements initiaux qui ont conduit à la situation actuelle, le gouvernement s'étant montré surtout soucieux de minimiser sa gravité afin de ne pas faire du tort au secteur du tourisme en pleine expansion ni aux relations d'affaires internationales. Jeudi, le ministère de la Santé chinois a toutefois annoncé l'envoi d'un millier de médecins dans tout le pays afin d'examiner les patients hospitalisés pour des affections respiratoires, des rhumes ou une pneumonie et établir s'ils ont été ou non infectés par le SRAS.

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