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Kofi Annan accorde un délai aux dirigeants chypriotes

Radio-Canada

Le secrétaire général des Nations unies a donné jusqu'au 10 mars prochain aux dirigeants chypriotes pour se prononcer sur son plan de réunification de l'île.

Le secrétaire général des Nations unies attend pour le 10 mars une réponse des dirigeants chypriotes sur son plan de réunification de l'île, au lieu du 28 février.
Pour donner leur avis, le président chypriote grec élu, Tassos Papadopoulos, et le dirigeant chypriote turc, Rauf Denktash, devront se rendre à La Haye. Kofi Annan voudrait ainsi permettre à Chypre réunifiée de signer son traité d'adhésion à l'Union européenne le 16 avril, avant son entrée dans l'Union, prévue en mai 2004.

Le plan de la dernière chance

La mission actuelle de Kofi Annan est considérée comme celle de la dernière chance en ce qui concerne la réunification de l'île, divisée entre Grecs et Turcs depuis 1974. Il s'agit de son troisième plan en ce sens, qui prévoit l'instauration d'une fédération chypriote.

Cette version du plan prévoit notamment que la partie turque du nouvel État contrôlerait 28,2 % de l'île, contre 36,5 % actuellement. Au total, 92 000 Chypriote grecs (sur 200 000 déplacés) seraient autorisés à revenir dans leurs anciennes propriétés. Il faudrait également reloger près de 40 000 Chypriotes turcs.

Si les dirigeants turcs et grecs de l'île acceptent le plan de réunification, ils devront le soumettre à leur population respective par référendum avant la fin du mois de mars. Ils pourront y apporter des modifications jusqu'au 25 de ce mois. En cas de victoire du oui aux référendums, la République unie de Chypre verrait le jour.

Un accord problématique

Pour l'instant, les deux parties n'ont pas réussi à s'entendre sur les plans proposés par le secrétaire général de l'ONU. Rauf Denktash a déjà indiqué qu'il ne voyait pas de changement radical au dernier projet présenté par rapport à ceux qui ont déjà été refusés. Il a cependant demandé à son parlement de se pencher dessus en priorité.

Les diplomates indiquent que Kofi Annan souhaiterait que les populations chypriotes des deux parties se prononcent par référendum sur le plan même si leurs dirigeants ne l'ont pas entériné. Une proposition que le dirigeant chypriote turc a déjà rejetée.
Près de 40 000 Chypriotes turcs ont cependant manifesté jeudi leur soutien au projet de réunification, dans le nord de l'île.

Chypre est divisée en deux depuis 1974, date à laquelle l'armée turque a occupé le nord de l'île, pour riposter à un coup d'État d'ultranationalistes chypriotes grecs sur l'île.