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Antinori condamne Clonaid

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2003 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le professeur italien Severino Antinori a condamné l'annonce faite par la firme Clonaid de la naissance d'un bébé prétendument conçu par la technique du clonage.

Le professeur italien Severino Antinori a condamné l'annonce faite par la firme Clonaid de la naissance d'un bébé prétendument conçu par la technique du clonage.

Le célèbre médecin italien, qui avait lui-même annoncé, avant de se rétracter, la naissance, en janvier, d'un bébé cloné, a qualifié les déclarations de la directrice scientifique de la firme américaine, Brigitte Boisselier, de «bluff». Il a par ailleurs estimé que cela allait être nuisible à la poursuite des recherches sur le clonage humain à des fins thérapeutiques.

Vendredi, Mme Boisselier a annoncé qu'elle avait mis au monde une fillette, surnommée Ève, conçue par clonage, à partir d'une cellule de sa mère, une Américaine de 31 ans.

Afin de prouver la véracité de cette annonce, des prélèvements d'ADN ont été effectués sur le bébé, sous la supervision d'un expert dit indépendant, Michael Guillen. Scientifique de formation et ancien journaliste, M. Guillen ne fait toutefois pas l'unanimité, car on prétend qu'il est sensible aux idées véhiculées par la secte des raéliens, à laquelle appartient Mme Boisselier et qui est à l'origine de la création de Clonaid.

Le monde entier condamne

L'annonce de Clonaid a immédiatement suscité de vives protestations partout dans le monde. L'Unesco a qualifié le clonage humain d'«intolérable violation de la dignité humaine», alors que le président des États-Unis, George Bush, a demandé au Congrès de légiférer pour interdire cette pratique. Un texte dans ce sens a déjà été approuvé par les représentants, mais reste bloqué au Sénat. Certains scientifiques affirment en effet que cette interdiction pourrait entraver des avancées médicales.

Par ailleurs, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a annoncé qu'elle lançait une enquête sur la prétention du mouvement raélien d'avoir mis au monde le premier clone humain. L'agence fédérale pour la sécurité alimentaire et pharmaceutique américaine veut vérifier si le clonage a effectivement eu lieu et, si tel est le cas, si l'expérience a violé certaines lois américaines. Et cela même si Clonaid, la société liée aux raéliens, affirme que le clonage a été effectué à l'extérieur des États-Unis.

Le clonage humain n'est pas illégal aux États-Unis, mais toute nouvelle expérience portant sur des humains doit être approuvée par la FDA. L'organisme précise avoir inspecté l'an dernier des installations appartenant aux raéliens en Virginie occidentale et dit avoir obtenu l'assurance qu'aucune expérience ne serait tentée sur le territoire américain.

Le Canada n'a pas encore de législation

L'annonce de la naissance d'un premier être humain cloné inquiète également de nombreux Canadiens. Le Canada ne s'est pas encore doté d'une loi empêchant le clonage d'embryons humains, mais un projet de loi interdisant cette pratique pourrait être adopté dès le début de la nouvelle année.

Ce projet de loi a été déposé le printemps dernier aux Communes par la ministre de la Santé, Anne McLellan. La législation en est à l'étape de l'étude en comité. Le projet de loi concerne la procréation assistée et devrait interdire le clonage humain, même le clonage d'embryons à des fins médicales ou de recherche.

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