•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Santé : une meilleure représentation francophone exigée à la tête des RLISS

Soins de santé en Ontario

Soins de santé en Ontario

Radio-Canada

L'Association des centres de santé de l'Ontario (ACSO) a proposé lundi matin, devant le comité permanent à Queen's Park, des amendements au projet de loi des libéraux sur la santé. L'Association souhaite notamment une meilleure représentation des francophones dans les conseils d'administration des Réseaux locaux d'intégration des soins de santé (RLISS).

Un texte de Jean-Philippe NadeauTwitterCourriel

Le projet de loi 210 sur la priorité aux patients fait l'objet d'une révision avant son adoption prévue au début de l'année 2017.

L'ACSO, qui regroupe 108 agences de santé communautaires, endosse le projet de loi, mais elle aimerait qu'il soit mieux écrit pour qu'il définisse davantage la promotion de la santé et qu'il lutte davantage contre la discrimination sociale et raciale, qui affecte selon elle la livraison des services en Ontario.

L'Association voudrait néanmoins que les soins de santé soient livrés de façon plus équitable pour tous les Ontariens, qu'ils vivent en milieu rural ou urbain, ou dans les réserves amérindiennes, qu'ils soient autochtones, anglophones, francophones ou immigrants.

Elle souhaite ensuite que les soins dentaires redeviennent des soins primaires et qu'ils soient plus accessibles à tous, estimant que l'hygiène buccale est un gage de santé.

Appel à une meilleure représentation

La porte-parole de l'ACSO, Jacquie Maund, explique que « les soins ne sont pas équitables, parce que les francophones, les autochtones, les aînés et les ménages à faibles revenus doivent surmonter des obstacles pour obtenir des soins appropriés » par rapport à la majorité anglo-saxonne.

Jacquie Maund, responsable des politiques et des relations avec le gouvernement à l'Association des centres de santé de l'Ontario.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jacquie Maund, responsable des politiques et des relations avec le gouvernement à l'Association des centres de santé de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada/Jean-Philippe Nadeau

En Ontario, c'est la province qui nomme les membres qui siègent aux conseils d'administration des 14 RLISS.

Ces derniers surveillent à leur tour la façon dont les agences de santé communautaire gèrent leurs services. Les RLISS allouent par ailleurs à ces agences des fonds budgétaires qui varient d'une région à l'autre, notamment en fonction du nombre d'habitants.

L'ACSO veut profiter du fait que la province veuille hausser le nombre des membres au conseil d'administration de ses 14 réseaux locaux pour y faire nommer un autochtone et un francophone.

À plus forte raison dans les régions où le nombre le justifie. Elle fait valoir que les francophones et les autochtones ont des préoccupations médicales qui leur sont propres.

L'opposition réclame plus de pouvoir pour les centres de santé communautaires

La porte-parole du NPD en matière de santé, France Gélinas, parle d'un minimum.

 On ne me fera pas croire qu'on n'a pas 14 francophones dans tout l'Ontario qui ne sont pas capables de siéger à un conseil d'administration quand même. 

France Gélinas, porte-parole du NPD en matière de santé

Le projet de loi prévoit notamment d'accorder plus de pouvoirs aux RLISS, même si les agences de santé communautaires ne reçoivent pas forcément la majorité de leurs fonds de la province.

Dans certains cas, ces agences peuvent recevoir des subventions d'autres ministères comme celui de la Justice, ou encore du gouvernement fédéral ou d'organismes comme Centraide.

La députée France Gélinas est porte-parole du NPD en matière de santé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La députée France Gélinas est porte-parole du NPD en matière de santé.

Photo : Radio-Canada/Yvon Thériault

France Gélinas y voit une aberration parce que le RLISS aurait un droit de regard sur la façon dont ces agences dépensent tout leur argent, même celui qui ne provient pas du ministère de la Santé.

« Un conseil d'administration, c'est nommé par la communauté, dit-elle. Et si tu ne fais pas ce que le ministère de la Santé te dit de faire, on va t'enlever tous tes pouvoirs alors que ce n'est même pas lui qui finance les campagnes de souscription de ces centres de santé, c'est du jamais vu. Cela va à l'encontre de la démocratie. »

On s'attend à ce que le projet de loi soit adopté au début de l'année 2017 à l'Assemblée législative de l'Ontario.

Nord de l'Ontario

Santé