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Allégations d'abus policiers sur des femmes autochtones : le DPCP rendra ses décisions vendredi

Poste principale de la Sûreté du Québec à Val-d'Or

Poste principale de la Sûreté du Québec à Val-d'Or

Photo : ICI Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Radio-Canada

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) dévoilera vendredi s'il déposera des accusations liées aux allégations d'abus de la part de policiers sur des femmes autochtones à Val-d'Or.

Le DPCP a terminé l'analyse des 37 dossiers qui lui ont été remis par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Le SPVM avait été mandaté par le gouvernement du Québec pour enquêter sur les allégations d'abus révélés dans un documentaire de l'émission Enquête en octobre 2015 et sur toute plainte similaire visant des policiers de la Sûreté du Québec.

Une conférence de presse se tiendra vendredi à Val-d'Or.

Des attentes

Le DPCP dévoilera vendredi si des accusations seront portées ou non. L'émission Enquête de Radio-Canada a recueilli l'an dernier les témoignages de plusieurs femmes autochtones de Val-d'Or, qui accusaient des policiers de la SQ de sévices sexuels, d'intimidation et d'abus de pouvoir.

Quelques personnes ont réagit à l'annonce de la fin de l'enquête du SPVM sur les allégations d'abus de la part de policiers de la Sûreté du Québec contre des Autochtones de Val-d'Or. Selon le maire de la ville, Pierre Corbeil, cette étape ne représente pas la fin d'un processus, mais plutôt le début d'un nouveau parcous.

Ce sera le début d’une démarche qui, probablement, sera difficile pour toutes les personnes concernées par les résultats de cette enquête. J’espère que ça pourra se faire dans le calme, le respect et la sérénité.

Pierre Corbeil

L'intervenante communautaire chez Assaut sexuel secours, Bianca Bernier-Brassard, croit que l’attente de cette annonce est un moment anxiogène pour les femmes concernées.

« Pour les femmes, c’est angoissant. C’est stressant. Tout ce qu’elles vivent, à travers leurs contacts, ne serait-ce qu’en ville, marcher en ville, rencontrer des gens, aller voir des personnes qui leur en parle – en particulier les gens qui les ont vues à la télévision – mais aussi pour toutes les autres c’est stressant de savoir ce qui se passe tant et aussi longtemps que ça ne sort pas », estime-t-elle.

La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, Édith Cloutier, a préféré ne pas commenter pour le moment.
Elle dit souhaiter accompagner, tout au long de la semaine, les femmes qui ont porté plainte et que l'on a vues dans le reportage d'Enquête.


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