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Le marché de la drogue de Winnipeg établi sur les réseaux sociaux

messagerie Facebook, Messenger

Des trafiquants de Winnipeg utilisent la messagerie de Facebook pour vendre de la drogue.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des trafiquants de Winnipeg utilisent la messagerie de Facebook pour vendre de la drogue. Ces ventes se font en quelques clics seulement par l'entremise de conversations au sien de groupes privés, dont l'adhésion se fait sur invitation.

Une fois acceptés, les membres du groupe ont accès à un marché en ligne pour vendre ou acheter toutes sortes de drogues comme le fentanyl, la cocaïne, la morphine, l'ecstasy et la marijuana.

Des biens volés sont également à vendre : téléphones Samsung, sacs à main Gucci et même de la préparation pour nourrissons.

« Tout est là, caché de tous », mentionne un participant que CBC a accepté de ne pas identifier. « Des offres sont faites jour et nuit, partout dans la ville. »

CBC a pu joindre deux groupes de conversation Messenger : l'un est nommé « Wpg drug mart » et l'autre « ChOp ShOp ». En moins d'une semaine, le groupe de conversation « Wpg drug mart » a été renommé « 204 Drugs ».

Dans la plupart des cas, un seul clic sur l'image de profil Messenger renvoie directement au profil Facebook du trafiquant. Dans certains cas, un numéro de cellulaire y est inscrit.

« Personne ne s'inquiète d'être pris », souligne le participant à CBC. « Je ne pense pas que la police soit même au courant. »

Un porte-parole du Service de police de Winnipeg a confirmé à CBC être au courant de l'existence de ces sites, mais il ajoute qu'aucune arrestation n'a encore eu lieu.

Groupes similaires dans le monde entier

En mai 2016, les autorités du Colorado, avec la coopération de Facebook, ont fermé un groupe semblable appelé « Fly Society 420 ». Les membres étaient principalement des élèves du secondaire qui vendaient ou cherchaient des drogues hallucinogènes.

En février 2015, Facebook a fermé un autre groupe australien du nom d'« Adelaide Street Pharmacists ».

La politique de Facebook est pourtant claire, selon un porte-parole du réseau social : « Nous interdisons l'utilisation de Facebook pour faciliter ou organiser des activités criminelles qui causent des dommages physiques à des personnes, des entreprises ou des animaux, ou des dommages financiers aux personnes ou aux entreprises. [...] Pour chaque divulgation, nous envoyons des informations à l'application de la loi [...] . »

Bien que le porte-parole confirme que des efforts sont faits pour remédier aux activités criminelles, il a refusé d'en dire plus sur les outils spécifiques utilisés pour surveiller ces dernières.

Selon la chercheuse en technologie et société aux bureaux de Microsoft Danah Boyd, l'ampleur de la tâche est gigantesque. Elle soutient qu'il est « très difficile de suivre toutes les activités illégales » retrouvées dans Facebook, surtout que le réseau social compte plus de 1,7 milliard de membres.

En outre, le taux de roulement de ces groupes de conversation est élevé. Ils sont créés, disparaissent et réapparaissent sous de nouveaux noms régulièrement.

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