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Un an après l'abolition du programme québécois de procréation assistée

Le ministre Gaétan Barrette commente les coupures dans les traitements de fertilité

Le ministre Gaétan Barrette commente les coupures dans les traitements de fertilité

Radio-Canada

Un an après l'abolition du programme québécois de procréation médicalement assistée, l'Association des couples infertiles du Québec (ACIQ) dénonce ce retour à la case départ, mais elle n'a pas dit son dernier mot. Les autorités en santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec, quant à elles, rappellent que 90% des services liés au traitement de l'infertilité sont toujours disponibles gratuitement dans la région.

Un texte d'Amélie DesmaraisTwitterCourriel

La présidente de l'ACIQ, Céline Braun, constate que les couples ont été plus nombreux au cours de la dernière année à devoir renoncer à leur rêve d'avoir un enfant parce qu'ils n'en avaient pas les moyens. « Il y a beaucoup de détresse, dit-elle. On détecte beaucoup de demandes de soutien, d'ouverture de groupes de soutien. C'est quelque chose qui augmenté relativement beaucoup. »

Depuis le 10 novembre 2015, les couples infertiles doivent payer la totalité des frais liés à la fécondation in vitro (FIV), des frais qui varient entre 8000 $ et 15 000 $ en fonction du protocole retenu pour la procédure. À cela s'ajoutent des milliers de dollars de médicaments et des frais de déplacements. La FIV est offerte uniquement à Montréal et à Québec. Les couples peuvent par la suite réclamer un crédit d'impôt pouvant aller de 20% à 80% du montant déboursé en fonction de leur revenu familial.

L'ACIQ juge que les critères d'admissibilité de crédit d'impôt sont trop complexes et restrictifs. « Beaucoup de couples n'ont plus accès non plus à ce crédit d'impôt », déplore la présidente précisant que les couples y ont droit une à deux fois en fonction de leur âge et seulement s'ils n'ont jamais eu d'enfant.

Si la clinique de procréation médicalement assistée de Trois-Rivières ne s'occupe plus des suivis en lien avec la FIV, la directrice du programme jeunesse famille au CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec rappelle que la fécondation in vitro est le dernier recours lorsqu'on parle du traitement de l'infertilité. Nathalie Garon précise que la grande majorité des services mis en place en 2012 à Trois-Rivières sont toujours disponibles gratuitement.

« Je tiens à dire que la fécondation in vitro ne représente que 10% de l'ensemble de ces activités-là, dit-elle, alors 90% de nos activités sont demeurés inchangés. »

Un an après l'abolition du programme, l'AICQ n'a toujours pas baissé les bras et garde espoir de convaincre les élus de mettre en place un nouveau programme mieux encadré pour venir en aide aux couples infertiles. « Dans 2 ans il y a des élections, lance-t-elle. Donc on va revenir avec ceci c'est clair on représente 17 % de la population. »

Il est pour le moment très difficile de mesurer l'impact de la loi 20. Les couples qui avaient entamé le processus de fécondation in vitro avant son adoption ont pu poursuivre leur démarche gratuitement.

D'ailleurs, pour cette première année, on est bien loin des 47 millions $ que Québec souhaitait économiser. Les coûts liés aux traitements de l'infertilité ont diminué d'à peine 5 millions $, passant de 70 à 65 millions $.

Mauricie et Centre du Québec

Société