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Trump insiste sur la construction du mur et l’expulsion d'immigrants

Donald Trump en entrevue à l'émission 60 minutes.

Photo : Radio-Canada

Associated Press

Le président désigné Donald Trump a dit être prêt à déporter ou à emprisonner entre deux millions et trois millions d'immigrants clandestins.

Il a réitéré cette promesse à l'occasion de la première entrevue télévisuelle qu'il a accordée depuis son élection, mardi. Cette entrevue a été diffusée dimanche soir pendant l'émission 60 Minutes du réseau CBS.

M. Trump dit vouloir expulser « les criminels qui ont un casier judiciaire, ceux qui sont membres d'une bande et ceux qui vendent de la drogue ».

Un tel engagement pourrait créer de nouvelles frictions entre lui et le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan. Ce dernier a déclaré, lors d'une entrevue à la chaîne CNN, que les déportations de masse n'étaient pas une priorité des républicains pour l'instant. Il a dit qu'il fallait calmer les esprit dans la population à ce sujet parce que le gouvernement devrait plutôt se concentrer sur la sécurité aux frontières.

Le futur président a aussi dit qu'il accepterait qu'une clôture soit érigée à certains endroits de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Au cours de sa campagne, il avait promis de construire un mur le long de cette frontière et d'en faire payer les coûts au Mexique. Il s'était aussi engagé à déporter tous les 11 millions d'immigrés clandestins, acceptant toutefois de faire des exceptions.

Il a aussi dit qu'il nommerait à la Cour suprême des juges antiavortement et favorables au port d'armes à feu. Toutefois, il ne compte pas revenir sur le mariage gai.

Au cours de l'entrevue à 60 Minutes, il a aussi annoncé qu'il renonçait au salaire de 400 000 $ accordé au président des États-Unis, ajoutant qu'il acceptera un montant de 1 $ par année.

Il s'est décrit comme une personne « très sobre ». Il a promis de « très bien » se comporter en tant que président de la nation. Il a toutefois reconnu que son comportement pourra « dépendre de la situation » dans laquelle il se trouve.

Compte-t-il utiliser le même genre de discours de division qu'il a employé au cours de la campagne? « Parfois, on a besoin d'un certain discours pour motiver les gens », a-t-il répondu.

Par ailleurs, il a exhorté ses partisans à cesser de harceler des gens ou de détruire des propriétés. « Cessez de le faire », a-t-il demandé. Il s'est dit attristé par ces gestes d'intolérance. « Je vais le dire directement à la caméra : "arrêtez ça!". »

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale

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