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La base militaire de North Bay nous ouvre ses portes pour ses 65 ans

Une militaire observe son écran d'ordinateur.

Bienvenue à la salle des opérations hautement sécurisée de NORAD, à North Bay en Ontario.

Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Radio-Canada

La base militaire de North Bay, en Ontario, célèbre cette année son 65e anniversaire. Les avions n'y décollent plus, le nombre de militaires y a chuté, le complexe souterrain à la fine pointe de la technologie de l'époque n'est plus utilisé. Mais à titre de haut lieu de la défense aérienne partout en Amérique du Nord, elle vaut encore aujourd'hui son pesant d'or.

Un texte de Frédéric ProjeanTwitterCourriel


Sécurité oblige, n'entre pas qui veut au Centre des opérations aériennes. Tout matériel pouvant transmettre des ondes y est interdit.

Après avoir montré patte blanche et franchi de nombreuses barrières de sécurité, Radio-Canada a droit à une visite de la section ultra-sécurisée de la base.

Aujourd'hui situé dans un immeuble « traditionnel », le centre des opérations ressemble à un grand gymnase, où les écrans géants, les téléphones, et les ordinateurs occupent toute la place.

Des écrans du genre, il y en a plusieurs pour surveiller quelque 220 000 vols d'avions en Amérique du Nord chaque année.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des écrans du genre, il y en a plusieurs pour surveiller quelque 220 000 vols d'avions en Amérique du Nord chaque année.

Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Sur presque tous les écrans, on trouve des images radars : c'est qu'ici, on fait la surveillance et l'identification de 220 000 vols par année.

 Si un avion n'est pas censé être là où il est, ou ne parle pas avec le contrôleur de trafic, des avions de chasse peuvent intercepter cet avion.

Major Phil Desmarais, du 21e Escadron de North Bay

Réalité

L'interception des avions n'est pas que théorique.

Là-bas sur un mur, une série de plaques de bois avec une étoile rouge témoigne de l'utilité de NORAD et des employés de North Bay : un véritable tableau de chasse!

 C'est pour se souvenir que la mission qu'on fait ici est bien réelle. Dans les années 2007-2008, des avions russes faisaient des vols très près du Canada et, en réponse aux vols, on a fait des interceptions avec des avions de chasse. Tous ceux qui ont participé à l'opération sont identifiés sur ces étoiles. 

Major Phil Desmarais
Un mur de plaques commémoratives.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un véritable tableau de chasse : chaque étoile correspond à un avion intercepté par des CF-18 après avoir été détecté par les radars à North Bay.

Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Américains

Se promener à la base militaire de North Bay, c'est aussi rencontrer des militaires avec des uniformes bien différents : ceux des Américains, puisque les États-Unis sont aussi membre de NORAD.

Puisque le jour du Souvenir approchait au moment de notre visite, ils portaient le coquelicot en solidarité avec leurs confrères canadiens, même si leur pays ne souligne pas l'événement de la même façon.

Un militaire américain en uniforme.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

On croise plusieurs militaires américains, à la base de North Bay. Ils travaillent eux-aussi pour NORAD.

Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Complexe souterrain

La grande fierté de la base militaire de North Bay a longtemps été son complexe situé 200 mètres sous la terre, qui aurait pu résister à une attaque nucléaire.

Mis à part pour le tournage d'un film américain, il y a quelques années (un cauchemar pour les responsables de la sécurité de la base militaire, nous dit-on), les installations existent toujours pour des raisons environnementales, mais plus personne ne les fréquente.

Maquette de la base.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Voici une maquette du complexe militaire sous-terrain de la base de North Bay. L'édifice est inutilisé aujourd'hui.

Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Le major Desmarais apprécie aujourd'hui les grandes fenêtres de son bureau, mais il se souvient de l'époque où il travaillait sous terre.

 C'était trempe, c'était noir, il y avait de la roche sur la terre, sur les murs... C'était une bonne place pour travailler, c'était mon premier emploi. Mais côté pratique, je préfère l'édifice où on se trouve aujourd'hui! 

Major Phil Desmarais

Civil

À l'extérieur du complexe sécurisé se trouve une véritable ville.

Ici se trouve le restaurant de sous-marins, là un auditorium où sont présentés des films pour toute la communauté, ou encore une piscine où des aînés de North Bay se sont donné rendez-vous le matin de notre visite pour une séance d'aquaforme.

Le complexe récréatif est aussi ouvert au public.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le complexe récréatif est aussi ouvert au public.

Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Au magasin général, les fours, les pneus d'autos, les bonnes vieilles tablettes de chocolat côtoient des roches tirées directement du complexe souterrain, et tous les vêtements à l'effigie de la 22e Escadre que le grand public peut se procurer comme souvenirs.

Des appareils électroménagers au magasin général.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dans ce magasin général, on trouve de tout, autant pour les civils que pour les militaires qui déménagent sur la base.

Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Souvenirs

Carly Éthier est officier junior de communications sur la base depuis quelques semaines seulement.

Même si elle est trop jeune pour se souvenir de l'époque où les avions décollaient de la base, ses parents lui rappellent souvent à quel point ils volaient parfois à basse altitude et faisaient du bruit.

Cet avion témoigne du passé de la base...Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cet avion témoigne du passé de la base...

Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Il ne reste aujourd'hui de ces avions que des monuments, dispersés autant sur la base que dans la ville de North Bay, pour se rappeler de son passé glorieux.

 J'apprends quelque chose de nouveau chaque jour depuis que je travaille ici. J'aime cet emploi un peu plus chaque jour. C'est comme une petite ville... 

Carly Éthier
Cet article témoigne des débuts de la base...Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cet article témoigne des débuts de la base...

Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Quelques dates et statistiques

  • 1er septembre 1951 : naissance de la base militaire
  • 1er septembre 1963 : ouverture officielle du complexe sous-terrain
  • 12 octobre 2006 : fermeture officielle du complexe souterrain
  • 534 : nombre d'employés actuels à la base de North Bay
  • 2200 : le nombre maximum d'employés en même temps à la base (c'est en 1992 que ce chiffre a commencé à décliner)
  • 75 000: nombre de militaire et de civils qui ont travaillé à la base de North Bay depuis ses débuts

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