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De nombreux réfugiés syriens s'installent dans le Nord de l'Ontario

Les jeunes réfugiés syriens ont rarement eu accès à l'école pendant la guerre en Syrie et les bibliothèques permettent de rattraper ce temps perdu.
Les jeunes réfugiés syriens ont rarement eu accès à l'école pendant la guerre en Syrie et les bibliothèques permettent de rattraper ce temps perdu. Photo: Dale Molnar/CBC

Mercredi matin, la ville du Grand Sudbury accueillait sa quatrième famille de réfugiés syriens en moins d'un an. Sans parler d'un boom, les villes du Nord de l'Ontario ont déjà reçu une vingtaine de familles. On en attend une dizaine d'autres d'ici la fin de l'année.

Un texte de Carl SincennesTwitterCourriel

Ce n'est toutefois pas sans difficulté que les villes du nord de la province accueillent des gens qui ont quitté leur pays natal en raison de la guerre. La langue est un obstacle majeur, mais tous s'entendent sur une chose : malgré les appréhensions, l'intégration des nouveaux arrivants se fait sans heurts.

C'est le cas des membres de la famille Alramadan qui est arrivée le 28 juin 2016 à Sudbury, juste à temps pour les célébrations de la fête du Canada.

Un de ceux qui a financé leur arrivée, l'ancien maire Jim Gordon, dit qu'ils sont maintenant bien installés. 

Hajir Alramadan, la mère de famille, était d'ailleurs présente à l'aéroport de Sudbury mercredi pour accueillir la nouvelle famille.

Ça démontre qu'Hajir et sa famille ont déjà l'attitude de Sudbury : être ouvert, amical et toujours prêt à aider. 

Jim Gordon, président de Project Hope

Selon le coprésident du Comité sur l'immigration, les nouveaux arrivants et les réfugiés de la ville du Grand Sudbury, Réjean Grenier, les réfugiés ont réussi à bien s'intégrer parce qu'au moins un membre de chaque famille travaille.

Une difficulté principale demeure toutefois : la langue.

Un des problèmes, c'est la langue. Alors tous les adultes de ces familles-là sont inscrits dans des cours de langue, des cours d'anglais, bien sûr. Et tous les enfants sont inscrits dans des écoles.

Réjean Grenier, coprésident du Comité sur l'immigration, les nouveaux arrivants et les réfugiés, ville du Grand Sudbury

La ville du Grand Sudbury prévoit d'accueillir six ménages supplémentaires d'ici la fin de l'année 2016.

Chapleau, un cas d'exception

La municipalité d'à peine 2000 habitants a accueilli non pas une, mais deux familles de réfugiés. 

Comme le rapporte Sébastien Groleau, la petite communauté a dû se creuser les méninges et faire preuve d'un grand esprit d'entraide pour pouvoir soutenir les dix réfugiés qui sont maintenant bien installés.

Il y a eu de bons moments, il y a eu des moments difficiles. Mais dans l'ensemble, je suis satisfait de l'expérience. Et je suis très heureux pour les enfants. 

Sébastien Groleau, responsable du groupe de réfugiés à Chapleau

Il ne prévoit pas en accueillir d'autres pour le moment.

Timmins, toujours en attente

Les résidents de Timmins sont plus que prêts à recevoir des gens qui ont fui la guerre.

Une campagne de financement menée avec succès a permis d'amasser 91 000 $, assez pour subvenir aux besoins d'une famille durant un an. Mais les réfugiés se font attendre.

Ils sont toujours bloqués dans un camp, puisqu'ils n'ont pas encore passé les tests médicaux requis pour pouvoir immigrer au Canada.

Tom Baby, coordonnateur des services d'établissement pour les immigrants de Timmins et du district, se dit impatient de pouvoir les accueillir.

Ailleurs dans le Nord de l'Ontario, Thunder Bay héberge déjà une douzaine de familles, North Bay en a reçu trois et Sault-Sainte-Marie accueille également une famille.

Nord de l'Ontario

Nouveaux arrivants