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Le président désigné, Donald Trump, lors de son discours de victoire à New York, le 9 novembre

Le président désigné, Donald Trump, lors de son discours de victoire à New York, le 9 novembre

Photo : PC/AP/John Locher

Radio-Canada

Au lendemain de la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, les réactions fusent de toutes parts. Dans la province de l'or noir, les commentaires sur l'issue du vote se résument surtout en trois mots : pipeline, climat et commerce. Voici six réactions albertaines.

Un texte de Geneviève NormandTwitterCourriel

1. La première ministre

Après l'avoir félicité au nom des Albertains, la première ministre a exprimé son désir de voir davantage de projets de pipeline se concrétiser. Rachel Notley est restée prudente sur ses propos au sujet de Keystone XL; elle a plutôt insisté sur le fait que l'Alberta doit diversifier ses marchés et construire des pipelines au Canada. Sur le plan environnemental, ses opinions sont bien différentes de celles de Donald Trump. Rachel Notley a réitéré la position de son gouvernement de s'attaquer aux changements climatiques. Elle a aussi rappelé que les États-Unis sont le « marché de l'énergie le plus important » pour l'Alberta et que les relations commerciales avec nos voisins du sud sont primordiales.

Un pipeline qui rejoint les côtes maritimes reste une priorité pour l'Alberta. Rachel Notley, première ministre de l'AlbertaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, réagit aux élections américaines.

Photo : Radio-Canada/Laurent Pirot

2. L'Association canadienne des producteurs pétroliers

L'Association qui représente les entreprises canadiennes qui explorent, développent et produisent du pétrole et du gaz en Alberta ne s'est pas prononcée spécifiquement sur la victoire de Donald Trump. Sur le projet de Keystone XL, le vice-président de l'Association a affirmé ne pas savoir ce qu'il adviendra du dossier, mais « il est clair que le Canada a besoin de trouver plus de clients et plus de marchés pour notre pétrole et notre gaz ».

Les États-Unis sont le plus gros client de notre industrie, mais également notre principal concurrent. Tim McMillan, président et chef de la direction, Association canadienne des producteurs pétroliers.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de l'Association canadienne des producteurs pétroliers, Tim McMillan, réagit aux élections américaines.

Photo : Radio-Canada

3. L'entreprise TransCanada

La pétrolière canadienne basée à Calgary est celle qui porte à bout de bras le projet d'oléoduc Keystone XL qui, rappelons-le, permettrait d'acheminer du pétrole brut albertain vers les raffineries situées près du Golfe du Mexique. Le projet, rejeté en novembre 2015 par Barack Obama, reçoit l'appui du président désigné. Dans une déclaration écrite envoyée à Radio-Canada, TransCanada affirme « être très déterminée à construire Keystone XL », citant notamment les emplois qui seraient créés et les répercussions économiques d'un côté comme de l'autre de la frontière.

Nous sommes en train d'évaluer comment nous allons présenter les avantages du projet Keystone XL à la nouvelle administration. TransCanada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La pétrolière TransCanada a réagi aux élections américaines.

Photo : PC

4. Le politologue Frédéric Boily

Le professeur en sciences politiques du Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta Frédéric Boily admet avoir de la difficulté à dire si la victoire de Donald Trump est de bon augure pour l'Alberta. « Ma réponse serait plutôt mitigée, a-t-il dit. Je n'ai pas l'impression que ça soit une si bonne nouvelle. Il y aurait eu plus de stabilité avec Mme Clinton. Avec M. Trump, on entre dans un territoire inconnu. » L'expert de la politique estime qu'une présidence Trump à la Maison-Blanche entraînera beaucoup d'incertitude dans l'économie albertaine à un moment où cette dernière est frappée de plein fouet par les bas prix de l'énergie.

Ce qui peut être favorable aux premiers regards à l'industrie énergétique ne le sera peut-être pas nécessairement pour l'ensemble de toute l'économie albertaine. Frédéric Boily, politologue, Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le politologue Frédéric Boily réagit aux élections américaines.

Photo : Radio-Canada

5. Les conservateurs canadiens

Le parti conservateur canadien attend du futur président Donald Trump une approbation rapide du projet d'oléoduc Keystone XL, a indiqué la cheffe Rona Ambrose. Le projet Keystone XL a fait l'objet de discussions entre le Canada et les États-Unis pendant plus de sept ans à l'époque où Stephen Harper était au pouvoir à Ottawa. Ce dernier a réitéré sa position dans une publication sur Twitter.

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