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Trudeau s’entretient avec Trump et l’invite au Canada à la première occasion

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, devant une assemblée composée de jeunes Canadiens, au lendemain de la victoire de Donald Trump

Photo : La Presse canadienne / CP/Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le premier ministre Justin Trudeau a eu l'occasion de féliciter le nouveau président américain, Donald Trump, lors d'un entretien, mercredi, où les deux dirigeants ont discuté de l'importance de la relation bilatérale entre le Canada et les États-Unis.

Tout au long de la campagne, le premier ministre canadien n'a pas manifesté de préférence à l'égard de l'un ou l'autre des deux candidats à la présidentielle. Une réserve qui paye aujourd'hui, compte tenu de la surprise qu'a provoquée l'élection du magnat de l'immobilier. « Je vais travailler avec le président élu, Donald Trump, et ce, de façon positive », a déclaré M. Trudeau.

Maintenant élu, il incombera à Donald Trump de prendre connaissance des dossiers communs avec le Canada. M. Trudeau n'a d'ailleurs pas tardé à le convier au pays « à la première occasion ». Une invitation que lui a relancée le nouveau président.

Justin Trudeau a affirmé que le Canada et les États-Unis partageaient « des valeurs et des rêves » au nom desquels les deux pays allaient « toujours fonctionner et travailler ensemble ».

« Nous nous respectons l'un et l'autre », a aussi dit Justin Trudeau en parlant des relations qu'entretiennent Ottawa et Washington.

Dans une courte déclaration publiée mercredi matin, le premier ministre canadien avait salué la victoire électorale de M. Trump. Il a souligné d'emblée que le Canada « n'a pas d'ami, de partenaire ou d'allié plus proche que les États-Unis » et a dit être « impatient » de travailler avec le président désigné.

Nous sommes impatients de travailler de très près avec le président élu, M. Trump, et avec son administration et le Congrès des États-Unis au cours des prochaines années, notamment sur les dossiers du commerce, de l'investissement ainsi que de la paix et de la sécurité internationales.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

« La relation qui unit nos deux pays est un exemple pour le reste du monde. Nos valeurs communes, nos liens culturels profonds ainsi que nos économies fortes et intégrées continueront de servir de bases à l'avancement de notre partenariat solide et prospère », a-t-il ajouté.

Libre-échange commercial et dossier du bois d'oeuvre

Au cours de la campagne électorale, Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises qu'il voulait renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) à l'avantage des États-Unis. Cette entente constitue le « pire accord de notre histoire » a-t-il déclaré.

M. Trump aura également à se prononcer au cours des prochains mois sur le dossier du bois d'oeuvre, la dernière entente bilatérale entre le Canada et les États-Unis étant arrivée à échéance en octobre. Ce dossier a déjà empoisonné les relations entre les deux pays.

Le Parti conservateur du Canada a Justin Trudeau à l'oeil

Dans un communiqué publié mercredi, la chef intérimaire du Parti conservateur du Canada, Rona Ambrose, souligne que l'opposition à Ottawa entend bien « demander des comptes au gouvernement canadien sur le règlement d'irritants commerciaux comme le conflit sur le bois d'œuvre ».

Félicitant Donald Trump pour sa victoire, Rona Ambrose ajoute qu'elle va « presser le gouvernement [canadien] de maintenir un solide programme de libre-échange avec la nouvelle administration américaine ».

Les conservateurs veulent aussi que le premier ministre Trudeau « plaide pour la ratification et la mise en œuvre du Partenariat transpacifique ».

Enfin, relativement au projet de pipeline Keystone XL, Mme Ambrose réclame de Justin Trudeau qu'il communique « le plus tôt possible » avec le président désigné Trump pour « faire de l'approbation de ce projet créateur d'emplois une priorité absolue ». Tant Justin Trudeau que Donald Trump se sont dits favorables à ce projet, conclut Mme Ambrose.

« Je n'ai pas de réponse aujourd'hui » - Thomas Mulcair

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, de passage à Montréal mercredi, n'a pas mâché ses mots en commentant l'accession de M. Trump à la Maison-Blanche.

Comment est-ce qu'un personnage raciste, islamophobe, qui avoue avoir posé des gestes qui constituent des agressions sexuelles, peut devenir président des États-Unis? Je vous avoue que je n'ai pas de réponse aujourd'hui.

Thomas Mulcair, chef du NPD

Thomas Mulcair affirme qu'il sera crucial pour le gouvernement de Justin Trudeau, et pour le premier ministre lui-même, « de tenir tête à Donald Trump afin de défendre les valeurs et les idéaux du Canada ».

« Au sud de la frontière, aujourd'hui, beaucoup de personnes ressentent de l'insécurité, a expliqué le chef du NPD. Les minorités visibles, linguistiques, religieuses et beaucoup de femmes sont très préoccupées par ce qui vient d'arriver. »

M. Trump a eu des déclarations « racistes et sexistes » durant la campagne et « on ne veut pas de choses comme ça au Canada », dit M. Mulcair.

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