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AISH : le vérificateur général de l'Alberta tire la sonnette d'alarme

Le vérificateur général de l'Alberta, Merwan Saher critique l'accès compliqué au programme AISH pour les personnes souffrantes d'un lourd handicap.
Le vérificateur général de l'Alberta, Merwan Saher critique l'accès compliqué au programme AISH pour les personnes souffrantes d'un lourd handicap. Photo: CBC
Radio-Canada

Le vérificateur général de l'Alberta, Merwan Saher a expliqué que l'accès au programme AISH ou Revenu garanti pour les personnes sévèrement handicapées destiné aux personnes souffrantes d'un lourd handicap est trop compliqué.

Le programme AISH permet d'aider financièrement les personnes sévèrement handicapées dans la province.

Chaque année, il distribue environ 1 milliard de dollars à plus de 50 000 albertains.

Merwan Saher s'est penché sur son fonctionnement entre février et août 2016.

Lundi il a rendu un rapport mettant en exergue les lacunes de ce programme. Le principal défaut provient selon lui de la lenteur dans l'évaluation de l'admissibilité.

Le processus de demande pour le programme AISH favorise les gens qui sont bons à remplir des formulaires et qui sont persistants.

Merwan Saher, vérificateur général de l'Alberta

Le programme AISH est géré par le département des services humains de la province. Son coût d'exploitation est évalué à 33 millions de dollars chaque année et 330 personnes y travaillent.

Malgré son budget et son effectif, Merwan Saher a constaté :

  • Les ressources en ligne pour le processus de demande sont difficiles à trouver
  • Le formulaire de demande est onéreux
  • Le prédépistage est insuffisant
  • Le processus de triage des candidats est inefficace

Le vérificateur général de l'Alberta recommande aux services responsables du programme de fixer des normes pour la rapidité avec laquelle les demandes sont traitées et d'améliorer les procédures et les lignes directrices pour s'assurer que le personnel applique la politique de façon cohérente.

Merwan Saher a également constaté des incohérences dans la façon dont les règles sont appliquées.

Par exemple, les demandeurs qui travaillent 30 heures par semaine se voient refuser l'accès au programme. Pourtant, les gens qui reçoivent déjà AISH ont été autorisés à travailler le même nombre d'heures.

De son côté, le ministre des Services sociaux, Irfan Sabir, a déclaré qu'il donnerait suite aux recommandations du rapport.

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