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Pressions pour ouvrir les dossiers d'adoption en N.-É.

De nombreux Néo-Écossais demandent l'ouverture des dossiers d'adoption en N.-É.

De nombreux Néo-Écossais demandent l'ouverture des dossiers d'adoption en N.-É.

Photo : CBC News

Radio-Canada

Les pressions continuent sur le gouvernement de la Nouvelle-Écosse pour qu'il permette aux personnes adoptées et aux mères biologiques de consulter leur dossier d'adoption.

La Nouvelle-Écosse est une des seules provinces canadiennes où ces documents sont scellés et confidentiels. Les deux autres provinces des Maritimes, l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick, ont les mêmes politiques.

Inéquitable

La directrice générale de l'organisme Origins Canada, qui appuie les mères et les enfants adoptés, croit que le refus de la Nouvelle-Écosse de permettre aux gens qui le veulent de consulter leur dossier crée une situation inéquitable d'une province à l'autre.

Certaines personnes font des recherches dans Internet, partagent des photos d'elles dans Facebook, passent des annonces dans Craigslist et vivent une humiliation publique pour retrouver leurs origines. D'autres communiquent avec leur gouvernement provincial et obtiennent les documents désirés en quelques semaines

Valerie Andrews, d.g. d'Origins Canada

« C'est inéquitable et c'est un abus des droits de la personne en Nouvelle-Écosse », dit-elle.

Décision personnelle

De nombreux pays, dont l'Australie et la Grande-Bretagne, permettent l'accès à ces documents depuis des décennies. Selon Valerie Andrews, l'accès aux dossiers d'adoption n'a pas de conséquences négatives pour les parties. Des études montreraient que 85 % des mères veulent connaître le sort de l'enfant qu'elles ont donné en adoption.

« Des dossiers ouverts ne veulent pas dire que les parties doivent établir une relation. Ça veut simplement dire qu'elles peuvent obtenir les informations qu'elles désirent. Si elles le veulent, elles peuvent ensuite se rencontrer », dit-elle. « C'est une décision personnelle et chaque personne a le droit de connaître ses origines. »

Protection de la vie privée

La Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick ont scellé les dossiers d'adoption et les ont rendus confidentiels afin de protéger l'identité des parents. Une mère, Kathy Bonner, croit que cette raison ne tient plus. « Ce que nous voulons savoir, c'est si notre enfant va bien », dit-elle.

Des bénévoles prennent en mains de jeunes bébés à adopterAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des bénévoles prennent en mains de jeunes bébés à adopter (Archives)

Elle a eu sa fille lorsqu'elle avait 17 ans et qu'elle vivait à l'Île-du-Prince-Édouard. Elle ne sait même pas, 36 ans plus tard, si sa fille est encore en vie. Kathy Bonner raconte qu'à l'époque, elle avait l'impression qu'elle pourrait retrouver sa fille une fois adulte.

Mais comme sa fille n'a pas permis expressément qu'on la contacte, Kathy Bonner n'a aucun moyen de la joindre. « Je dois mener mes recherches sans jamais faire intrusion dans sa vie », ajoute-t-elle.

La dame affirme que d'avoir discuté avec d'autres mères dans la même situation lui a permis de mieux vivre son expérience. « Mais on se pose la question : était-ce un rêve? On n'a pas de photo, pas de documents. Rien ne prouve que j'ai effectivement porté et mis au monde un enfant. Je n'ai rien. »

Avec les informations de CBC

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