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Dakota Access n'est pas un enjeu de la campagne électorale américaine

Ces jeunes, venus de Washington, ont voté pour Hillary Clinton pour que Donald Trump ne soit pas élu.

Ces jeunes, venus de Washington, ont voté pour Hillary Clinton pour que Donald Trump ne soit pas élu.

Photo : Radio-Canada/Jacaudrey Charbonneau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À la veille du scrutin américain du 8 novembre, les deux aspirants à la Maison-Blanche n'ont pas été clairs sur leurs intentions concernant le projet de pipeline Dakota Access de la compagnie Energy Transfer Partners.

Hillary Clinton, la candidate démocrate à l'élection présidentielle, s'est exprimée pour la première fois sur le sujet dans un communiqué publié le 27 octobre. Elle a laissé entendre qu'il fallait respecter les droits constitutionnels des deux parties, c'est-à-dire que les Autochtones ont le droit de manifester pacifiquement et que les employés ont le droit de travailler.

Donald Trump, lui, n'a pas évoqué la question, mais il a, à maintes reprises, signifié son soutien au développement des pipelines dans le pays.

De plus, selon certains médias américains, le candidat républicain aurait des liens financiers étroits avec l'entreprise Energy Transfer Partners.

Un important mouvement de contestation

Des milliers de personnes, dont de nombreux Canadiens, se sont jointes aux membres de la Première Nation Sioux Standing Rock, au Dakota du Nord, pour manifester contre la construction de cet oléoduc de 1900 kilomètres, qui doit traverser la rivière Missouri.

Ce projet de 3,8 milliards de dollars vise à transporter du brut léger depuis les champs pétroliers de Bakken jusqu'à l'Illinois.

Les manifestants craignent que le pipeline empoisonne la rivière Missouri, qui fournit l'eau potable de la réserve de Standing Rock, située au sud de Bismarck, au Dakota du Nord.

Malgré cet important mouvement de contestation, possiblement une des plus grandes mobilisations autochtones depuis 100 ans, les deux candidats principaux de la campagne électorale n'en ont pas fait un enjeu.

Les Autochtones se sentent abandonnés et dépourvus de choix et ils se tournent vers la candidate Jill Stein, du Parti vert. D'autres électeurs se rangent du côté d'Hillary Clinton parce qu'ils ne souhaitent pas voir Donald Trump diriger le pays.

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